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nexus
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Re: La Tunisie et le califat

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Les Tunisiens s’organisent face au cyclone salafiste,quelle belle révolution,je ne pense pas que c'était cela a quoi s'attendaient les Tunisiens .

Depuis samedi dernier, les Tunisiens vivent sur les nerfs. Ils sont choqués par les discours du prédicateur Wajdi Ghanim appelant à la violence et à la discorde.

Des barbus en costume afghan et femmes en niqab, brandissant des drapeaux noirs ou blancs estampillés de versets coraniques, suivent en cortège l’ombre de cet Egyptien, partout où il se déplace.

Face à ce phénomène, assez étranger à leurs traditions, les Tunisiens progressistes se sont mobilisés pour y faire face et empêcher sa diffusion à une plus large échelle.

Ce sont des «microbes», dit Marzouki

Dans son interview, mercredi sur la chaîne Al Watanya I, Moncef Marzouki, président de la République, a qualifié Wajdi Ghanim de personnage bizarre et ceux qui adoptent ses idées de «microbes» qui n’auront pas leur place en Tunisie, terre de tolérance religieuse et d’ouverture d’esprit et d’appeler les Tunisiens à ne pas avoir peur de cette minorité.

Comme le président, des prédicateurs modérés tunisiens ont été indignés par le comportement de Wajdi Ghanim dans nos murs. Selon eux, les Tunisiens n’ont pas à recevoir des leçons des prédicateurs venus d’autres pays. «La Tunisie a ses spécificités et son Islam est modéré. Notre pays ne ressemble à aucun autre. Il est le berceau de la modération et il le restera», a plaidé l’avocat et cheikh Abdelfattah Mourou.


Au premier plan, Khemaies Ksila et Mokhtar Trifi

Othman Battikh, mufti de la République, s’est dit navré, lui aussi, d’entendre des discours intolérants se réclamant de l’islam. «L’Egyptien est très éloquent et impressionne certains Tunisiens, mais son discours n’est pas fondé sur une connaissance approfondie de théologie», a ajouté le mufti.

Les Tunisiens ne réalisent pas encore comment certains des leurs réservent un accueil quasi-triomphal à un prédicateur moyenâgeux qui appelle à l’excision des filles et voue les démocrates et les laïcs («ilmaniyins») aux gémonies. L’homme a rassemblé, dimanche, plus de 5.000 personnes à la Coupole d’El Menzah, de Tunis. Jamais un prédicateur n’a drainé autant de spectateurs (car c’était quasiment un show) dans le pays !

La Tunisie est musulmane

Mardi, sous la houlette de l’avocate Bochra Bel Haj Hmida, un collectif d’avocats, de militants et de représentants de la société civile a porté plainte contre le prédicateur égyptien et les associations qui l’ont invité.

Le même jour, scandalisé, le mouvement Kolna Tounes a envoyé aux membres du gouvernement une lettre, via un huissier de justice, lui demandant de mettre fin à l’utilisation des mosquées pour propager une «fitna» (discordre) dans le pays.

Emna Menif, fondatrice de Kolna Tounes, a organisé, mercredi, une rencontre à El Teatro. Politiques, artistes, défendeurs des droits de l’homme ont répondu présents. «Cette initiative n’est qu’un début. Il faut remettre chacun à sa place », a dit Mme Menif. Elle a ajouté : «Cheikh Mourou a promis de venir mais, à la dernière seconde, il a eu un empêchement. L’homme soutient jusqu’au bout notre action. Le mufti s’est joint, lui aussi, à notre mouvement. Le cheikh Mahmoud Bayrem s’est dit écoeuré par les appels à la violence et au djihad lancés par des Tunisiens qu’il ne reconnaît plus».


La société civile se mobilise contre la déferlante obscurantiste

«Les Tunisiens se demandent qui sont ces gens qui se prennent pour des docteurs de la foi, qui multiplient les visites dans notre pays et qui tiennent des discours de fitna. Ils tiennent les Tunisiens pour des mécréants et appellent même à l’excision des filles, à la violence, à la discorde», a martelé Mme Menif. Et de préciser que ces appels, contraires aux droits de l’homme, n’ont pas à être proférés en Tunisie, «un pays de citoyenneté et de droits».

Jawher Mbarek, leader de la liste indépendante Doustourna, a constaté, de son côté, l’accumulation en un temps record d’un grand nombre de dépassements dans les mosquées, les universités, les hôpitaux. «Le ministre de l’Intérieur, lui-même, a affirmé que des terroristes liés à Al-Qaïda ont un plan pour fonder un émirat dans le pays. C’est très grave. C’est une menace pour la révolution. Nous condamnons tous ces prédicateurs, ces petits d’esprit qui perturbent notre paix», a-t-il lancé.

On écorche l’image de la Tunisie libre

Balkis Sakli, vice-présidente de la Ligue tunisienne des droits de l’homme (Ltdh), a déclaré que la Tunisie, accusée par certains d’importer des idées de l’Occident, est attachée la liberté et à l’égalité et opposée à la violence. «Là, on a franchi la ligne rouge. Nous ne permettons plus que nos enseignants soient menacés par des armes blanches dans les lycées, que des extrémistes appellent à la suspension des cours de dessin et de philosophie. Ces gens là, avec qui nous avons tenté de discuter à maintes reprises, refusent tout dialogue. Nous avons prévenu les responsables», a-t-elle affirmé. Et de rappeler que c’est grâce à la démocratie, aux élections et aux libertés retrouvées que ces personnes ont pu s’exprimer. «L’arme de la liberté, ils la retournent contre nous», a déploré la militante.

De son côté, la comédienne Raja Ben Ammar a dénoncé tout le monde : le prédicateur égyptien, les associations salafistes, les apprentis jihadistes et le gouvernement passif. «Ce gouvernement est incompétent», a-t-elle conclu.

Le juge Mokhtar Yahyaoui, lui aussi, a souligné, la responsabilité de la «troïka», la coalition au pouvoir formée d’Ennahdha, d’Ettakatol et du Cpr, qui ne réagit pas souvent pour mettre fin aux dépassements commis par les groupes salafistes. Sa position est partagée par plusieurs élus, qui ont accusé le gouvernement de fermer les yeux sciemment alors que les extrémistes sont en train d’étendre leurs tentacules dans les stries de la société. Au nom de la religion et profitant de la liberté d’expression.
http://www.kapitalis.com/fokus/62-natio ... fiste.html
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Re: La Tunisie et le califat

Message non lu par samay »

Ce sont des «microbes», dit Marzouki
Et les antibiotiques c'est fait pour quoi ?
Maried
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Re: La Tunisie et le califat

Message non lu par Maried »

Marzouki va accuser la France et le colonialisme occidental
Je sens le venir

Il faut que ce film les inspire

http://www.youtube.com/watch?v=77ULN67SRFs&feature=g-all-u&context=G2143cd8FAAAAAAAAAAA
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Re: La Tunisie et le califat

Message non lu par yacoub »

Un Grand Savant de l'islam égyptien fait au Tunisie, devant des tunisiennes, l'éloge de l'excision alors qu'à l'exception de la Mauritanie et du Sahara occidental, cette pratique est inconnue en Afrique du nord.

Source
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Re: La Tunisie et le califat

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Serais ce que la censure islamique se mettrait en place en Tunisie.
Un mandat de dépôt a été délivré à Tunis, jeudi 16 février, à l'encontre de Nassreddine Ben Saïda, directeur de la rédaction du quotidien Attounissia. Son rédacteur en chef et un journaliste ont, eux, été relâchés. Ces trois journalistes avaient été arrêtés et mis en garde à vue, mercredi, dans les services de protection des moeurs pour avoir publié une photo de nu. :ghee:
Quelle belle conception de la démocratie et de la liberté d'expression,si c'est ça qu'a voulu le peuple Tunisien quand ils ont voté pour les islamistes les voila servis , et si ce n'est pas le cas 20% de votants sur les inscrits, auront imposé un début de dictature religieuse a 80% du reste de la population.
En tout cas les islamistes sont en train de réussir leur coup dans ce pays ,amener une certaine forme de conservatisme et de religiosité .

http://www.lepoint.fr/monde/les-medias- ... 569_24.php
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Re: La Tunisie et le califat

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Tunisie. Légalisation d’une milice islamique sous le couvert d’une association?

Non content d’avoir laissé le prédicateur extrémiste égyptien Wajdi Ghanim répandre ses appels à la haine dans les mosquées et les espaces publics, le gouvernement vient de légaliser une association qui appelle à la radicalisation de l’islam.

Selon nos confrères de l’hebdomadaire arabophone, d’‘‘Assabah Al Ousboui’, l’association appelée ‘‘Al-Amr Bil Maârouf Wa Nahy Ala Al-Monkar’’ (L’ordonnancement de la vertu et la prévention du vice, sic !) vient de se voir attribuer, vendredi dernier, son visa légal par le ministère de l’Intérieur.

Selon la même source, le nom de l’association a légèrement changé et est devenu (pour faire diversion et faire moins radical ?) : ‘‘Al-Jamia al-Wassatia Li-Tawia Wal-Islah’’ (Association centriste de sensibilisation et de réforme).

Cette dernière est constituée de trois comités, chargés de la chariâa, de la science (traduire : religieuse) et des questions juridiques. Parmi ses objectifs : appeler les citoyens à la droiture morale et à suivre les règles de la chariâa.

Les membres de cette nouvelle association vont-ils intervenir sur la voie publique pour interpeller les citoyens qui se comporteraient de manière jugée non conforme à l’islam rigoriste ? Ses membres seraient-ils des sortes de «moutawaa» (milices religieuses) comme il en existe en Arabie saoudite, chargées d’orienter les fidèles vers la voie de Dieu ? Wait and see !

Au lendemain de la révolution, les internautes ont découvert cette association qui les harcèle sur leur page Facebook et les appelle à combattre les laïcs. Plusieurs ont découvert la facette cachée de cette association et l’ont éjectée de leur mur.

Surtout après avoir vu que son chef n’est autre que Adel Almi, qui a pris par la force les commandes de la Radio Zitouna, se moquant royalement de la décision du gouvernement qui a nommé à la direction de cette radio religieuse l’universitaire spécialiste de civilisation islamique, Iqbal Gharbi.

Depuis des mois, M. Almi a imposé sa loi et n’a pas rendu de comptes aux décideurs... Qui viennent de légaliser son association. Sans commentaires !

Zohra Abid
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Re: La Tunisie et le califat

Message non lu par nexus »

Intéressent cet article qui mets en relation le rôle des nouveaux jihadistes tunisiens et leur rôle dans le renversement de kadhafi .

http://www.magharebia.com/cocoon/awi/xh ... feature-03
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Re: La Tunisie et le califat

Message non lu par nexus »

Tout semblait sourire au parti islamiste, passé de la clandestinité au gouvernement tunisien en moins d'un an. Mais depuis son arrivée au pouvoir, dissensions internes et contradictions criantes, notamment sur l'attitude à adopter à l'égard des salafistes, le plongent dans le doute.
Avec 89 sièges sur 217 à la Constituante, Ennahdha pèse de tout son poids sur la préparation de la nouvelle Constitution tunisienne et sur les orientations du gouvernement de coalition. Élu sur un programme en 365 points qui mettait en avant une intention démocratique attachée au respect des libertés, le parti, à travers son projet de Constitution, a changé son fusil d'épaule en proposant la charia comme première source législative et en conditionnant les libertés au respect de toutes les formes du sacré.
Abdelaziz, sympathisant islamiste, note que, « au fond, il n'y a pas de quoi s'étonner ; Hamadi Jebali, alors secrétaire général du parti, avait annoncé en mars dernier que l'application de la charia serait progressive et incontournable. Pour les élections, Ennahdha a voulu séduire en affichant une image d'ouverture à la turque, mais elle montre aujourd'hui un tout autre visage et fait face à des divergences internes ». L'ancien Premier ministre, Béji Caïd Essebsi, a déclaré que « lors des dernières élections, Ennahdha a fait le plein d'électeurs. Maintenant, il lui faut élargir son champ en s'alliant à d'autres tendances islamistes ».
De fait, le parti ne parle pas d'une seule voix et donne aujourd'hui l'impression d'être écartelé entre ses engagements électoraux et le souci de ne pas s'aliéner sa branche la plus extrême, le mouvement salafiste. Il doit en outre accorder ses violons avec le gouvernement et la Constituante.
Après le double langage, le temps est à la double gouvernance. À la manoeuvre, Rached Ghannouchi, chef de file d'Ennahdha, qui entretient une confusion entre les positions du parti et les prérogatives du gouvernement, prenant la parole au nom de la Tunisie sur la scène internationale après avoir placé au sein de l'exécutif des proches, tels que son gendre Rafik Abdessalem, ministre des Affaires étrangères, ou un fidèle compagnon de route, Lotfi Zitoun, ministre conseiller chargé des Affaires politiques, ou encore son neveu, Habib Khedher, rapporteur à la Constituante. Tout aussi troublant est son refus de condamner clairement les actes de violence des salafistes.
Diversion
Si Samir Dilou, ministre des Droits de l'homme et de la Justice transitionnelle et porte-parole du gouvernement, déclare qu'il « préfère que le gouvernement soit accusé d'être faible plutôt que répressif », il confie aussi qu'au sein du parti « le ton monte, mais on ne le dit pas ». L'affrontement entre faucons et colombes est latent, tant et si bien que le parti a reporté sine die son congrès. Ennahdha a d'ailleurs par trois fois affiché ses divisions ; sur le port du niqab, sur les déclarations de Sadok Chourou (lire ci-contre) et sur l'inscription de la charia dans la future Constitution. Alors que le ministre de l'Enseignement supérieur, Moncef Ben Salem, tergiverse sur l'interdiction du port du niqab à l'université, Ali Larayedh, ministre de l'Intérieur, déclare « être personnellement opposé au port du niqab, qui est sans aucun fondement religieux », mais dit respecter « celles qui ont fait ce choix ». Sur la question de la charia, Habib Khedher affirme « qu'elle va de soi dans un pays musulman et que le futur pouvoir législatif élaborera les lois en fonction de l'interprétation qu'il fera de la charia », tandis qu'Ajmi Lourimi, membre du bureau exécutif d'Ennahdha, souligne que l'application de la charia n'est pas au programme.
Nombreux sont ceux qui s'alarment de tous les débats stériles. « Polygamie, califat, charia, identité arabo-musulmane, tout ça est destiné à faire diversion, à escamoter l'incapacité d'Ennahdha à redresser l'économie, tout en lançant un signal dangereux pour détruire l'État moderne », analyse un chef d'entreprise. Au nombre de ces diversions, les tournées de prêcheurs extrémistes du Moyen-Orient venus conforter les salafistes en vantant « un retour aux sources de l'islam, salvateur pour la société ». Ripostant aux procès intentés par ces cheikhs ultraréactionnaires contre l'identité tunisienne (lire encadré), Abdelfattah Mourou, ancien membre d'Ennahdha, a déclaré : « Nous avons une tradition musulmane ancrée depuis des siècles. Nul ne peut prétendre nous donner des leçons. Quant à la démocratie, elle ne peut être contre l'islam, car elle n'est pas une religion mais un système. »
Pas de ligne claire
Sur la question des salafistes, les dirigeants du parti refusent de trancher. « Ils sont aussi les fils de ce pays », se justifie Ghannouchi. Sahbi Atig, chef du groupe Ennahdha à la Constituante, explique même que « le salafisme est aux origines du mouvement Ennahdha, lequel a ensuite eu un parcours politique fondé sur la démocratie ». Sadok Chourou joue d'ailleurs aujourd'hui le rôle d'interface avec les différents courants salafistes. Mais, selon Slaheddine Jourchi, analyste politique, « le récent accrochage entre forces de l'ordre et salafistes près de Sfax [12 djihadistes ont été interpellés à l'issue de l'enquête, NDLR] montre une rupture entre Ennahdha et une partie d'entre eux. En tirant sur les représentants d'un gouvernement d'Ennahdha, ils ont signifié leur rejet de la ligne du parti islamiste ». Il en va de même avec les wahhabites du Hizb Ettahrir, non autorisé, qui critiquent ouvertement un gouvernement jugé « non islamiste ».
Sur fond de conflit idéologique au sein du parti, certains militants confient que « la situation est grave. Nous ne savons pas gouverner et, faute de ligne claire, nous avons du mal à tenir notre base ». Raoudha Gharbi, de la Ligue tunisienne des droits de l'homme (LTDH), note pour sa part que « les salafistes font leurs tests pour s'installer au pouvoir ». D'aucuns pensent qu'Ennahdha cherche à gagner du temps et à imprimer des changements de comportement dans la société à travers, entre autres, le tissu associatif en vue des prochaines élections. Mais les relations entre Ennahdha et le pouvoir sont tellement intriquées que les dissensions du parti sont devenues une faiblesse de l'État.
Un "salafou" nommé Wajdi Ghanim
On savait les chaînes satellitaires religieuses influentes. Aujourd'hui, en Tunisie, on en mesure l'impact. Après la visite du prédicateur égyptien Amr Khaled, ce fut au tour de son compatriote Wajdi Ghanim de porter la « bonne parole ». Bardé de diplômes, ce théologien de 66 ans, figure de la propagande salafiste, est adulé dans de nombreux pays arabes, notamment en raison de ses harangues antisionistes. S'appuyant sur une lecture très personnelle des textes sacrés, il a littéralement enflammé la coupole d'El-Menzah, le 11 février, à Tunis. Là, il s'est contenté de stigmatiser la laïcité et l'indécence des sportives. Mais à Sousse, il a abordé l'un de ses thèmes favoris - pourtant totalement étranger à l'islam -, l'excision, qui ne serait pas une mutilation mais une banale opération esthétique, tandis qu'à Mahdia il a asséné, sous les ovations, que « la démocratie est faite par des mécréants et qu'il faut s'en remettre à la choura ». Ses outrances ont suscité un tel émoi dans le pays qu'une plainte a été déposée contre lui et les associations qui l'ont invité.

http://www.jeuneafrique.com/Article/JA2 ... tages.html
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Re: La Tunisie et le califat

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La charia dans la nouvelle constitution au menu des discussions des parlementaires tunisiens .voici 1 lien qui explique cela.

http://www.magharebia.com/cocoon/awi/xh ... feature-01
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Re: La Tunisie et le califat

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Le Président tunisien par intérim souhaite apaiser les fortes tensions entre laïcs et islamistes en interdisant les accusations d'apostasie.
http://www.magharebia.com/cocoon/awi/xh ... feature-01
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Re: La Tunisie et le califat

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  • La charia provoque la polémique en Tunisie


    Le débat sur la nécessité d’introduire la charia dans la nouvelle Constitution en Tunisie a suscité une large polémique au sein de l’Assemblée constitutive où les positions des groupes parlementaires étaient mitigées entre adhérents et opposants à cette idée.

    Au moment où les représentants du mouvement islamique Ennahda estiment que «la charia doit être la seule référence dans la promulgation des lois qui constitueront la nouvelle loi fondamentale du pays», le président du groupe parlementaire de ce mouvement, Sobhi Attiq, a souligné que la polémique autour de ce sujet relève «d’une mauvaise perception par certains du fait que la charia soit la référence dans l’élaboration de la législation islamique» et «d’appréhensions» motivées par une méconnaissance de la religion et la confinant «à des principes répressifs et dissuasifs». «Outre le mouvement Ennahda, plusieurs autres groupes parlementaires ont évoqué le sujet qui suscite une large polémique et fait l’objet d’un dialogue fructueux pour parvenir à un accord autour de cette question», a-t-il ajouté.

    Il s’agit, a-t-il dit, de s’inspirer de la charia pour légiférer et non pour élaborer la Constitution, jugeant que cette démarche est normale dans le contexte historique actuel en Tunisie et logique eu égard à l’origine et à l’identité du peuple tunisien. Pour leur part, les représentants des formations politiques progressistes et laïques ont fait part de leurs «craintes» des lectures fanatiques de la religion musulmane, soulignant la nécessité de se contenter de stipuler que «l’islam est la religion de l’Etat tunisien». Ils ont également plaidé pour «l’instauration des principes fondamentaux de l’Etat moderne, loin de toute politisation de la religion et en tenant compte des spécificités de la gouvernance dans ce pays».

    Par ailleurs, les partis démocratiques ont proposé de stipuler dans la prochaine Constitution que la Tunisie «est un Etat indépendant et souverain, l’islam est sa religion, l’arabe sa langue et la République son régime», ajoutant que «cela confirmerait que l’islam est l’unificateur de tous les Tunisiens et la base de leur législation». Ils ont, d’autre part, exprimé leurs craintes de voir «l’introduction de la charia dans la législation tunisienne» ouvrir la voie «à d’innombrables interprétations».

    Islamistes et laïques : les dagues sont tirées

    Plusieurs mouvements de protestation enregistrés en Tunisie avaient revendiqué «la préservation» des acquis réalisés par la femme tunisienne et exprimé l’attachement des Tunisiens à «l’entente nationale» pour l’élaboration d’une Constitution qui «consacre l’Etat civil et instaure un régime républicain, fondé sur la démocratie, l’alternance pacifique au pouvoir, la souveraineté effective du peuple et le principe de citoyenneté»

    Le président tunisien, Moncef Marzouki, avait appelé les membres de l’Assemblée constituante tunisienne à adopter une loi incriminant le blasphème dans le pays et à cesser de l’utiliser pour exprimer les divergences des vues, car constituant une menace pour la paix entre les citoyens d’un même pays. Le blasphème sème la fitna et risque de conduire à la violence, partant du principe que cette pratique est condamnable, a-t-il soutenu. Dans ce sens, Sadek Belaïd, professeur de droit constitutionnel à l’Université de Tunis, a estimé que le mouvement islamique Ennahdha «qui se considère partie civile tente d’inclure le principe de la référence islamique dans le système juridique tunisien, alors que le système juridique repose sur la volonté du peuple».

    Pour Kaïs Saïd, professeur des sciences juridiques et politiques à l’université de Tunis, «l’ère du protectorat du peuple est révolue». Le peuple tunisien «a élu des députés pour élaborer la Constitution et amorcer l’ère de la démocratie» en vue de mettre fin à la répression, a souligné l’activiste politique, Abdelaziz Marzougui. L’écrivain tunisien, El Hachemi Taroudi, considère que le mouvement islamique Ennahdha est complice avec les groupes salafistes qui menacent de plus en plus les libertés publiques et individuelles ces derniers mois et estime que les positions de ce mouvement et des salafistes se rapprochent.
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Re: La Tunisie et le califat

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Au Congrès des femmes de Tunisie, les femmes constatent:
la démocratie a échoué, vive le califat.

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Tunisie. assassiné l’imam Lotfi Kallel

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Tunisie. Trois salafistes jihadistes auraient assassiné l’imam Lotfi Kallel

C’est ce qui circule sur les réseaux sociaux: les assassins seraient trois hommes d’un groupe salafiste jihadiste. Mais l’information serait tenue secrète par le gouvernement.

Rien n’est donc encore officiellement confirmé. Mais selon les internautes, la Brigade anticriminelle de Gorjani (Tunis) aurait arrêté 3 hommes. Deux originaires de la délégation Aouled Echamekh (dans le gouvernorat de Mahdia), et plus précisément de Aouled Amor (de la région d’Aouled Bouzid), un patelin «tombé aux mains de salafistes et devenu un émirat depuis peu». Le 3e est de Sidi Ali Ben Aoun.

Selon la même source: le ministre de l’Intérieur a ordonné de mener l’enquête dans la discrétion la plus absolue. Mais selon les réseaux sociaux, ces informations ont été filtrées et ne sont donc pas encore officielles. Il faut donc les prendre avec les réserves d’usage.

Dimanche à l’aube, alors que la victime, Lotfi Kallel, se dirigeait à la mosquée pour faire la prière d’El Fajr au quartier Montplaisir, au centre-ville de Tunis, des individus l’ont poignardé jusqu’à la mort avant de prendre la fuite.

Lundi, l’imam et prédicateur a été inhumé au cimetière du Jellaz.

Dès l’assassinat de Lotfi Kallel, le ministère public a ordonné tout de suite l’ouverture d’une enquête judicaire afin d’arrêter les meurtriers au plus vite. Dimanche, le jour de l’assassinat de Lotfi Kallel, sur une vidéo, sa sœur tout en pleurs, a notamment déclaré que son frère avait des relations avec Ali Trabelsi, ancien préfet (et qui selon elle n’a aucun lien d’appartenance avec les Trabelsi de Ben Ali) et qu’il connaissait des agents de la sécurité qui peuvent témoigner sur sa bonne conduite. Tout comme les voisins de son quartier et tous ceux qui l’ont côtoyé de son vivant soit dans les mosquées soit dans le quartier de Montplaisir où il habitait.

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Re: La Tunisie et le califat

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  • Grande manifestation à Tunis pour la "charia"

    TUNIS (Reuters) - Des milliers de Tunisiens se sont rassemblés vendredi devant le Parlement pour réclamer un Etat islamique régi par la "charia" (loi coranique) dans un pays longtemps considéré comme le plus laïque du monde arabe.

    Brandissant des drapeaux noirs et blancs reprenant des versets du Coran, les manifestants ont exigé que la "charia" devienne le fondement de la nouvelle Constitution en voie d'élaboration par les élus après "la révolution du jasmin" dont la Tunisie a été précurseur en janvier 2011.

    A l'arrière de la foule figuraient des centaines de femmes scandant "Les femmes veulent l'application de la 'charia'".

    "La 'charia' devrait être la source principale de la législation dans la Constitution. Nous rejetons toute Constitution qui n'inclut pas l'islam comme la religion d'Etat", a déclaré Sandli Anouar, qui arborait une pancarte où l'on pouvait lire "L'islam est notre religion, le Coran notre Constitution".

    "Certains veulent séparer la religion des affaires de l'Etat. Nous le rejetons", a-t-il ajouté.

    Bien que les islamistes n'aient pas joué un rôle de premier plan lors du soulèvement qui a chassé le président Zine ben Ali du pouvoir, ils ont remporté les élections législatives et dirigent aujourd'hui un gouvernement de coalition.

    Le rôle de la religion dans la vie politique polarise depuis les débats politiques dans la Tunisie post-Ben Ali.

    Certains députés islamistes veulent que la nouvelle Loi fondamentale cite la "charia" comme source principale de la législation. Les partisans de la laïcité s'y opposent et redoutent qu'en parvenant à leurs fins, les islamistes ébranlent la démocratie tunisienne balbutiante.

    "Le peuple ne décide pas. La loi divine décide. Dieu interdit l'adultère, la corruption, l'alcool et pourtant il existe encore des lieux de vente d'alcool. Pourquoi ?", s'interroge Zouheir Achour, originaire du Kef. "Nous devons appliquer la 'charia' (...) Dieu gouverne, pas (le président Moncef Marzouki)".

    Malgré la victoire d'Ennahda aux législatives d'octobre et la mise en place d'un gouvernement dirigé par ces islamistes modérés alliés à deux formations laïques, Ennahda a promis de ne pas interdire l'alcool ou d'imposer le voile aux femmes comme le redoutaient au départ certains partisans de la laïcité.

    Ennahda n'a pas participé à la manifestation de vendredi, organisée par une coalition d'organisations religieuses intitulée "Front islamique", dont l'objectif principal est de plaider pour l'introduction de la 'charia'.

    Depuis la chute de Ben Ali et la "révolution de jasmin", les salafistes, des islamistes partisans d'une interprétation puritaine de l'islam, se sont affirmés sur la scène tunisienne.

    L'an dernier, les salafistes avaient protesté dans la rue contre la diffusion par la chaîne de télévision Nessma TV du film d'animation franco-iranien "Persépolis" au motif qu'il montrait Dieu, ce que l'islam interdit. Ils ont aussi attaqué un cinéma montrant le film d'une cinéaste laïque, Nadia al Fani, intitulé "Ni Dieu, ni Maître".

    Jean-Loup Fiévet pour le service français
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Re: Tunisie. assassiné l’imam Lotfi Kallel

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Ce n'est pas étonnant. Ils sont comme les scorpions.
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