Re: Juifs et musulmans face à l'intégrisme
Publié : ven. 26 févr. 2016 12:29
https://www.facebook.com/notes/david-be ... 7108690687
Allah-Hebdo : Muhammad ne connait pas l’étymologie du mot “juif”.
David Belhassen·vendredi 26 février 2016
Muhammad (ou le scribe anonyme qui a rédigé le Coran) accuse (à plusieurs reprises dans le Coran) les “juifs” d’avoir falsifié la Torah (le Pentateuque) que leur a transmis Moïse. Et dans le même souffle, Muhammad prétend que le Coran - descendu du ciel par l’intermédiaire de l’Ange Gabriel - corrige les falsifications introduites par les “juifs”.
En voici un exemple : Sourate VI, verset 146.
وَعَلَى الَّذِينَ هَادُوا حَرَّمْنَا كُلَّ ذِي ظُفُرٍ وَمِنَ الْبَقَرِ وَالْغَنَمِ حَرَّمْنَا عَلَيْهِمْ شُحُومَهُمَا إِلَّا مَا حَمَلَتْ ظُهُورُهُمَا أَوِ الْحَوَايَا أَوْ مَا اخْتَلَطَ بِعَظْمٍ ذَلِكَ جَزَيْنَاهُمْ بِبَغْيِهِمْ وَإِنَّا لَصَادِقُونَ
et à ceux qui sont “juifs” nous avons anathémisé toute celle à ongle unique et parmi les bovins et les ovins nous leurs avons anathématisé les graisses sauf ce que portent leurs dos ou sur leurs entrailles ou ce qui est mêlé à l'os ainsi leur avons-nous imposé pour leurs convoitises et c'est nous les justes
Ce verset, à première vue peu incompréhensible, demande quelques explications :
Dans la Torah, il y a toutes sortes d’injonctions culinaires concernant les bêtes propres à la consommation (elles doivent avoir le sabot fendu et être ruminantes), et il y a aussi des parties de la bête permise qui sont impropres à la consommation (comme certaines graisses). Jusques-là, rien de bien surprenant. Mais ce qui l’est beaucoup plus, est la manière par laquelle les “juifs” sont nommés dans ce verset. Ne vous attendez pas aux offenses coutumières du genre “singes”, dont les islamistes abreuvent les “juifs”. Nenni ! Bien au contraire ! Les “juifs” sont ici appelés : “hadou” !
Dans d’autres versets du Coran, les juifs sont nommés “yahoud”, terme qui retransmet fidèlement la forme “yehoudi” en hébreu. Mais “hadou” ? Que peut-il bien signifier ?
Selon la Bible, ce mot a le sens de “celui qui remercie“. Les “juifs” sont donc ceux qui “remercient”, qui “rendent grâce” à Yahweh. Cette acception ne découle pas d’une analyse grammaticale de la racine de ce mot. Mais elle vient d’une exégèse à partir d’un passage du Pentateuque (Genèse, 29, 35) dans lequel Léah, l’épouse de Jacob, enfante son quatrième fils et dit : “Cette fois, je remercie Yahweh, et donc elle l’appela Yehouda”. Selon la Bible, c’est donc qu’à partir de ce nom “Yehouda” qu’a été formé “yehoudi” (“judéen” devenu “juif” en français).
Mais alors, de qui Muhammad tenait-il cette exégèse biblique (qui n’a de sens qu’en hébreu), sinon de la bouche d’un rabbin ? On aurait certes pu dire que Muhammad avait reçu cette connaissance biblico-hébraïque infuse par l’intermédiaire de l’Ange Gabriel qui - en tant qu’Ange de Yahweh - devait connaître parfaitement l’hébreu. Mais il y a un “hic” ! Cette exégèse biblique de Yehouda - “rendre grâce à Yahweh” - est erronée. C’est ce qu’on appelle en linguistique de “l’étymologie populaire”, basée sur l’homonymie apparente des sons d’un mot, et non sur sa véritable étymologie philologique. C’est un peu comme si un francophone disait que “mots” et “maux” signifiaient la même chose, en ajoutant astucieusement : “Bien sûr pardi ! Car des mots mal placés font mal “!
C’est ce genre de (mauvais) jeu de mots que la Bible hébraïque fait usage en octroyant une acception populaire (et erronée) à “Yehoudi”. Or, Muhammad reprend à son compte dans le Coran, cette étymologie populaire hébraïque. Ce ne peut donc être l’Ange Gabriel qui a transmis le Coran à Muhammad, à moins que cet Ange soit un farceur et un plaisantin !
Mais alors qu’elle est donc la véritable étymologie de “Yehoudi”, donc de “juif” ?
Ce mot vient de la racine “hed” en paléo-hébreu et qui signifie “l’écho”. “Hedo” était le nom d’un petit Dieu renfrogné des cavernes à l’époque pré-biblique, soit au XIV siècle avant J.-C. Pourquoi des cavernes ? Parce que son “territoire” était troué de grottes et de cavernes. Les voix des habitants de cette contrée, lorsqu’ils s’appelaient les uns-les autres, résonnaient, se propageaient et se répercutaient en écho. Ils imaginèrent donc qu’un Dieu leur répondait ! Et c’est pourquoi cette contrée fut appelée en hébreu : “Yehoudah” (la Judée), c’est-à-dire “la contrée où le Dieu de l’écho rugit”. Si l’on s’en tient exclusivement à la grammaire, à la morpho-syntaxe et à l’étymologie scientifique de la langue hébraïque, “juif” signifie donc “entendeur d’écho” et non “remerciant Yahweh” comme veut nous le faire croire la Bible !
Que pouvait bien savoir de tout cela, un arabophone ignare qui habitait la Mecque au VIIème siècle après J.-C ? Rien ! C’est pourquoi Muhammad (ou son scribe) imagina - en plus de l’étymologie populaire biblique : “juif” = “remerciant”-, une étymologie arabe à “juif” : “hadou”.
Or en arabe “hadou”, signifie “guidé”. Les “juifs” sont donc pour le Coran des “guidés”. Mais “guidés” par qui ? Par Yahweh, pardi ! Et si les “juifs” sont “guidés” par Yahweh et que l’Ange Gabriel et Allah lui-même le disent dans le Coran, cela signifie qu’ils sont bien guidés et qu’ils n’ont rien falsifié à la Torah ! Cela signifie aussi que ce serait plutôt Muhammad le plagiateur faussaire qui, n’ayant pas compris la Torah, accuse les “juifs” de ce qu’il est lui-même : un vulgaire imposteur !
Allah-Hebdo : Muhammad ne connait pas l’étymologie du mot “juif”.
David Belhassen·vendredi 26 février 2016
Muhammad (ou le scribe anonyme qui a rédigé le Coran) accuse (à plusieurs reprises dans le Coran) les “juifs” d’avoir falsifié la Torah (le Pentateuque) que leur a transmis Moïse. Et dans le même souffle, Muhammad prétend que le Coran - descendu du ciel par l’intermédiaire de l’Ange Gabriel - corrige les falsifications introduites par les “juifs”.
En voici un exemple : Sourate VI, verset 146.
وَعَلَى الَّذِينَ هَادُوا حَرَّمْنَا كُلَّ ذِي ظُفُرٍ وَمِنَ الْبَقَرِ وَالْغَنَمِ حَرَّمْنَا عَلَيْهِمْ شُحُومَهُمَا إِلَّا مَا حَمَلَتْ ظُهُورُهُمَا أَوِ الْحَوَايَا أَوْ مَا اخْتَلَطَ بِعَظْمٍ ذَلِكَ جَزَيْنَاهُمْ بِبَغْيِهِمْ وَإِنَّا لَصَادِقُونَ
et à ceux qui sont “juifs” nous avons anathémisé toute celle à ongle unique et parmi les bovins et les ovins nous leurs avons anathématisé les graisses sauf ce que portent leurs dos ou sur leurs entrailles ou ce qui est mêlé à l'os ainsi leur avons-nous imposé pour leurs convoitises et c'est nous les justes
Ce verset, à première vue peu incompréhensible, demande quelques explications :
Dans la Torah, il y a toutes sortes d’injonctions culinaires concernant les bêtes propres à la consommation (elles doivent avoir le sabot fendu et être ruminantes), et il y a aussi des parties de la bête permise qui sont impropres à la consommation (comme certaines graisses). Jusques-là, rien de bien surprenant. Mais ce qui l’est beaucoup plus, est la manière par laquelle les “juifs” sont nommés dans ce verset. Ne vous attendez pas aux offenses coutumières du genre “singes”, dont les islamistes abreuvent les “juifs”. Nenni ! Bien au contraire ! Les “juifs” sont ici appelés : “hadou” !
Dans d’autres versets du Coran, les juifs sont nommés “yahoud”, terme qui retransmet fidèlement la forme “yehoudi” en hébreu. Mais “hadou” ? Que peut-il bien signifier ?
Selon la Bible, ce mot a le sens de “celui qui remercie“. Les “juifs” sont donc ceux qui “remercient”, qui “rendent grâce” à Yahweh. Cette acception ne découle pas d’une analyse grammaticale de la racine de ce mot. Mais elle vient d’une exégèse à partir d’un passage du Pentateuque (Genèse, 29, 35) dans lequel Léah, l’épouse de Jacob, enfante son quatrième fils et dit : “Cette fois, je remercie Yahweh, et donc elle l’appela Yehouda”. Selon la Bible, c’est donc qu’à partir de ce nom “Yehouda” qu’a été formé “yehoudi” (“judéen” devenu “juif” en français).
Mais alors, de qui Muhammad tenait-il cette exégèse biblique (qui n’a de sens qu’en hébreu), sinon de la bouche d’un rabbin ? On aurait certes pu dire que Muhammad avait reçu cette connaissance biblico-hébraïque infuse par l’intermédiaire de l’Ange Gabriel qui - en tant qu’Ange de Yahweh - devait connaître parfaitement l’hébreu. Mais il y a un “hic” ! Cette exégèse biblique de Yehouda - “rendre grâce à Yahweh” - est erronée. C’est ce qu’on appelle en linguistique de “l’étymologie populaire”, basée sur l’homonymie apparente des sons d’un mot, et non sur sa véritable étymologie philologique. C’est un peu comme si un francophone disait que “mots” et “maux” signifiaient la même chose, en ajoutant astucieusement : “Bien sûr pardi ! Car des mots mal placés font mal “!
C’est ce genre de (mauvais) jeu de mots que la Bible hébraïque fait usage en octroyant une acception populaire (et erronée) à “Yehoudi”. Or, Muhammad reprend à son compte dans le Coran, cette étymologie populaire hébraïque. Ce ne peut donc être l’Ange Gabriel qui a transmis le Coran à Muhammad, à moins que cet Ange soit un farceur et un plaisantin !
Mais alors qu’elle est donc la véritable étymologie de “Yehoudi”, donc de “juif” ?
Ce mot vient de la racine “hed” en paléo-hébreu et qui signifie “l’écho”. “Hedo” était le nom d’un petit Dieu renfrogné des cavernes à l’époque pré-biblique, soit au XIV siècle avant J.-C. Pourquoi des cavernes ? Parce que son “territoire” était troué de grottes et de cavernes. Les voix des habitants de cette contrée, lorsqu’ils s’appelaient les uns-les autres, résonnaient, se propageaient et se répercutaient en écho. Ils imaginèrent donc qu’un Dieu leur répondait ! Et c’est pourquoi cette contrée fut appelée en hébreu : “Yehoudah” (la Judée), c’est-à-dire “la contrée où le Dieu de l’écho rugit”. Si l’on s’en tient exclusivement à la grammaire, à la morpho-syntaxe et à l’étymologie scientifique de la langue hébraïque, “juif” signifie donc “entendeur d’écho” et non “remerciant Yahweh” comme veut nous le faire croire la Bible !
Que pouvait bien savoir de tout cela, un arabophone ignare qui habitait la Mecque au VIIème siècle après J.-C ? Rien ! C’est pourquoi Muhammad (ou son scribe) imagina - en plus de l’étymologie populaire biblique : “juif” = “remerciant”-, une étymologie arabe à “juif” : “hadou”.
Or en arabe “hadou”, signifie “guidé”. Les “juifs” sont donc pour le Coran des “guidés”. Mais “guidés” par qui ? Par Yahweh, pardi ! Et si les “juifs” sont “guidés” par Yahweh et que l’Ange Gabriel et Allah lui-même le disent dans le Coran, cela signifie qu’ils sont bien guidés et qu’ils n’ont rien falsifié à la Torah ! Cela signifie aussi que ce serait plutôt Muhammad le plagiateur faussaire qui, n’ayant pas compris la Torah, accuse les “juifs” de ce qu’il est lui-même : un vulgaire imposteur !
