
Pour exprimer leur colère, des agriculteurs ne trouvent rien de mieux à faire que de torturer et de tuer de pauvres ragondins qui ne leur ont rien fait sous le seul prétexte que ce sont des "nuisibles".
Cette action a eu lieu à Nantes, lors d'une manifestation d'agriculteurs, en réaction aux manifestations contre le barrage de Sivens, pour dénoncer les contrôles qu'ils subissent et leurs contraintes, se lamentant qu'ils ne peuvent plus joindre les deux bouts.
Sauf que la situation de l'agriculture n'est rien la faute des écologistes ou de l'environnement : ce sont avant tout eux les coupables, eux qui se sont quasiment tous lancés dans l'illusion de l'agriculture intensive à base de pesticides et d"indemnisations.
Le bilan ? Des terres saccagées, des prix en chute libre, des suicides quotidien, et un modèle dont il est très difficile de s'extirper vu qu'il faut s'endetter pour y entrer : une fois endetté, on est enchainé au système toute sa vie durant, et lorsque les prix de vente ne cessent de chuter quand les coûts augmentent, la fin de son endettement s'éloigne de jour en jour, d'où les suicides très fréquents dans ce secteur.
Et pourtant, d'après eux, ce sont les manifestants au barrage de Sivens la cause de leurs problèmes, et les voici donc, une fois encore, en train de manifester pour qu'on s'intéresse à eux. Manifestations qui braquent les projecteurs des journalistes sur eux le temps d'un jour ou deux, jusqu'à ce qu'une autre manifestation les remplace... Mais pour être sous le feu des projecteurs le plus longtemps possible, comme à leur habitude, les agriculteurs usent de tout leurs moyens : feu de paille, feu de pneus, blocages d'axes routier et, cette fois-ci, torture et tuerie de ragondins, "espèce nuisible" donc pouvant être utilisés pour passer leurs nerfs d'après eux, mais en réalité, de pauvres animaux n'ayant rien à voir dans ce conflit et étant très loin d'être aussi nuisible qu'une certaine espèce de primate.
On retiendra donc que les agriculteurs sont des gens ne respectant en rien l'environnement, ni la flore qu'ils exploitent et empoisonnent, ni la faune qu'ils torturent et tuent par caprice ou colère.
On ne déplorera donc pas la fin de cette filière, en espérant que les alternatives, bio et permacultures, soient plus respecteurs de l'environnement et moins bornés sur des pratiques qui ont fait leur temps...
Article de Polivier et vidéo (pour ceux qui en ont le courage), sur Agoravox : http://www.agoravox.fr/actualites/envir ... eur-159038

















