Khamenei : "L'Iran ciblera les intérêts américains...&a
Publié : lun. 1 mai 2006 08:09
Khamenei : «L'Iran ciblera les intérêts américains s'il est attaqué»
Les Etats-Unis veulent obtenir des sanctions du Conseil de sécurité à l'encontre de Téhéran
L'Iran s'en prendra aux intérêts américains partout dans le monde si les Etats-Unis s'aventurent à l'attaquer, a déclaré mercredi l'ayatollah Ali Khamenei.
«Les Américains devraient savoir que s'ils attaquent l'Iran, leurs intérêts seront pris pour cibles partout dans le monde où ce sera possible», a-t-il dit, cité par la télévision publique de son pays.

«La nation iranienne répondra à chaque coup par un coup deux fois plus fort», a ajouté le guide suprême de la Révolution islamique.
Les Etats-Unis, qui accusent l'Iran de vouloir se doter de l'arme atomique, veulent obtenir des sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies à l'encontre de Téhéran. Mais deux membres permanent du Conseil, la Russie et la Chine, s'y opposent.
Interrogé sur une éventuelle intervention militaire unilatérale des Etats-Unis contre l'Iran, le Président George Bush a déclaré récemment privilégier encore une solution diplomatique, tout en ajoutant : «Toutes les options sont sur la table».
Les Etats-Unis subiraient une défaite «humiliante» s'ils tentaient d'attaquer l'Iran pour l'empêcher de développer son programme nucléaire, lui a rétorqué lundi le ministre iranien de la Défense, Mostafa Mohammad-Najjar.
«Si l'Amérique choisit l'option militaire, une défaite humiliante, pire que son échec dans le désert de Tabas, l'attend», avait-il ajouté à l'occasion du 26e anniversaire de la tentative, avortée, de libération des otages américains par l'armée US.
L'Iran menace de rompre avec l'AIEA
En cas de sanctions internationales, l'Iran a menacé mardi de rompre toute relation avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et d'accélérer son programme nucléaire, que Washington soupçonne d'être mené à des fins militaires. «Comment pourrait-on empêcher nos activités par le biais de sanctions ?», s'est interrogé le principal négociateur iranien sur le dossier nucléaire, Ali Larijani, lors d'une conférence de presse dans la capitale iranienne.
«Si des sanctions sont prises, l'Iran suspendra ses relations avec l'AIEA (...) La suspension signifie que nous accélérerons nos activités.», a-t-il averti. Il a ajouté que son pays cesserait de jouer la carte de la transparence sur ses ambitions nucléaires dans l'hypothèse d'une attaque militaire, action que les Américains n'excluent pas.
De son côté, l'ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de la République islamique, a déclaré après un entretien avec le Président soudanais Omar Hassan Al Bachir que l'Iran était prêt à faire profiter d'autres pays de sa technologie nucléaire. «Les ingénieurs nucléaires iraniens peuvent facilement former d'autres pays islamiques à l'enrichissement d'uranium et la production nucléaire», a-t-il dit. Une déclaration qualifiée d'»inquiétante» par la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice, qui s'est rendue en Grèce et en Turquie, avant de gagner la Bulgarie pour persuader ces pays membres de l'Otan de la nécessité de mesures fortes contre l'Iran.

«Les Iraniens peuvent bien sûr menacer, mais ils ne font que s'isoler davantage», a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse à Athènes. «Je pense que nous allons devoir franchir une nouvelle étape. Il paraît logique que nous devions envisager une résolution selon le chapitre 7 (de la Charte des Nations unies), sous le mandat du Conseil de sécurité», a ajouté Condoleezza Rice. Une telle résolution ouvrirait la voie à des sanctions, voire à une action militaire, mais cette option a été immédiatement rejetée par la Chine. «La position de la Chine a toujours été de considérer que la crise iranienne devait être résolue diplomatiquement. C'est pourquoi j'estime qu'une résolution selon le chapitre 7 ne permettrait pas d'atteindre cet objectif», a déclaré à New York l'ambassadeur de la Chine auprès des Nations unies.
Il a également affirmé qu'il était prématuré d'envisager une telle résolution avant la réunion, le 2 mai à Paris, de la troïka européenne (France, Allemagne, G-B), des Etats-Unis, de la Russie et de la Chine sur le dossier nucléaire iranien.
Rapport d'El Baradei demain
L'ambassadeur des Etats-Unis à l'AIEA, Gregory Schulte, a déclaré que le rapport du directeur général Mohamed El Baradeï, «destiné à se prononcer sur la conformité de l'Iran aux exigences du conseil des gouverneurs de l'AIEA et du conseil de sécurité», ne pourrait être que «négatif», «étant donné l'annonce faite par les Iraniens il y deux semaines (sur l'enrichissement de l'uranium) et compte tenu de l'absence apparente de coopération avec l'AIEA».
A Vienne, siège de l'AIEA, un diplomate a déclaré qu'El Baradeï allait simplement «présenter les faits», sans porter de jugement. L'agence, jusqu'ici, n'a pu apporter de preuve concrète que l'Iran menait un programme nucléaire militaire. La menace de Larijani de rompre avec l'AIEA, a ajouté ce diplomate, pourrait signifier un retrait de Téhéran du Traité de non prolifération nucléaire (TNP), comme la Corée du Nord l'a déjà fait. Il a précisé qu'une délégation iranienne était attendue à Vienne dans les deux prochains jours, juste avant la publication du rapport d'El Baradeï, et que des éléments de dernière minute pourraient être apportés.
http://www.lematin.ma/journal/article.a ... &ida=60236
Les Etats-Unis veulent obtenir des sanctions du Conseil de sécurité à l'encontre de Téhéran
L'Iran s'en prendra aux intérêts américains partout dans le monde si les Etats-Unis s'aventurent à l'attaquer, a déclaré mercredi l'ayatollah Ali Khamenei.
«Les Américains devraient savoir que s'ils attaquent l'Iran, leurs intérêts seront pris pour cibles partout dans le monde où ce sera possible», a-t-il dit, cité par la télévision publique de son pays.

«La nation iranienne répondra à chaque coup par un coup deux fois plus fort», a ajouté le guide suprême de la Révolution islamique.
Les Etats-Unis, qui accusent l'Iran de vouloir se doter de l'arme atomique, veulent obtenir des sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies à l'encontre de Téhéran. Mais deux membres permanent du Conseil, la Russie et la Chine, s'y opposent.
Interrogé sur une éventuelle intervention militaire unilatérale des Etats-Unis contre l'Iran, le Président George Bush a déclaré récemment privilégier encore une solution diplomatique, tout en ajoutant : «Toutes les options sont sur la table».
Les Etats-Unis subiraient une défaite «humiliante» s'ils tentaient d'attaquer l'Iran pour l'empêcher de développer son programme nucléaire, lui a rétorqué lundi le ministre iranien de la Défense, Mostafa Mohammad-Najjar.
«Si l'Amérique choisit l'option militaire, une défaite humiliante, pire que son échec dans le désert de Tabas, l'attend», avait-il ajouté à l'occasion du 26e anniversaire de la tentative, avortée, de libération des otages américains par l'armée US.
L'Iran menace de rompre avec l'AIEA
En cas de sanctions internationales, l'Iran a menacé mardi de rompre toute relation avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et d'accélérer son programme nucléaire, que Washington soupçonne d'être mené à des fins militaires. «Comment pourrait-on empêcher nos activités par le biais de sanctions ?», s'est interrogé le principal négociateur iranien sur le dossier nucléaire, Ali Larijani, lors d'une conférence de presse dans la capitale iranienne.
«Si des sanctions sont prises, l'Iran suspendra ses relations avec l'AIEA (...) La suspension signifie que nous accélérerons nos activités.», a-t-il averti. Il a ajouté que son pays cesserait de jouer la carte de la transparence sur ses ambitions nucléaires dans l'hypothèse d'une attaque militaire, action que les Américains n'excluent pas.
De son côté, l'ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de la République islamique, a déclaré après un entretien avec le Président soudanais Omar Hassan Al Bachir que l'Iran était prêt à faire profiter d'autres pays de sa technologie nucléaire. «Les ingénieurs nucléaires iraniens peuvent facilement former d'autres pays islamiques à l'enrichissement d'uranium et la production nucléaire», a-t-il dit. Une déclaration qualifiée d'»inquiétante» par la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice, qui s'est rendue en Grèce et en Turquie, avant de gagner la Bulgarie pour persuader ces pays membres de l'Otan de la nécessité de mesures fortes contre l'Iran.

«Les Iraniens peuvent bien sûr menacer, mais ils ne font que s'isoler davantage», a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse à Athènes. «Je pense que nous allons devoir franchir une nouvelle étape. Il paraît logique que nous devions envisager une résolution selon le chapitre 7 (de la Charte des Nations unies), sous le mandat du Conseil de sécurité», a ajouté Condoleezza Rice. Une telle résolution ouvrirait la voie à des sanctions, voire à une action militaire, mais cette option a été immédiatement rejetée par la Chine. «La position de la Chine a toujours été de considérer que la crise iranienne devait être résolue diplomatiquement. C'est pourquoi j'estime qu'une résolution selon le chapitre 7 ne permettrait pas d'atteindre cet objectif», a déclaré à New York l'ambassadeur de la Chine auprès des Nations unies.
Il a également affirmé qu'il était prématuré d'envisager une telle résolution avant la réunion, le 2 mai à Paris, de la troïka européenne (France, Allemagne, G-B), des Etats-Unis, de la Russie et de la Chine sur le dossier nucléaire iranien.
Rapport d'El Baradei demain
L'ambassadeur des Etats-Unis à l'AIEA, Gregory Schulte, a déclaré que le rapport du directeur général Mohamed El Baradeï, «destiné à se prononcer sur la conformité de l'Iran aux exigences du conseil des gouverneurs de l'AIEA et du conseil de sécurité», ne pourrait être que «négatif», «étant donné l'annonce faite par les Iraniens il y deux semaines (sur l'enrichissement de l'uranium) et compte tenu de l'absence apparente de coopération avec l'AIEA».
A Vienne, siège de l'AIEA, un diplomate a déclaré qu'El Baradeï allait simplement «présenter les faits», sans porter de jugement. L'agence, jusqu'ici, n'a pu apporter de preuve concrète que l'Iran menait un programme nucléaire militaire. La menace de Larijani de rompre avec l'AIEA, a ajouté ce diplomate, pourrait signifier un retrait de Téhéran du Traité de non prolifération nucléaire (TNP), comme la Corée du Nord l'a déjà fait. Il a précisé qu'une délégation iranienne était attendue à Vienne dans les deux prochains jours, juste avant la publication du rapport d'El Baradeï, et que des éléments de dernière minute pourraient être apportés.
http://www.lematin.ma/journal/article.a ... &ida=60236