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tuer le meurtrier en etat islamique, conditions et sens.

Publié : sam. 19 juil. 2008 15:06
par OumSeyf
salut...



Bonjour. J'ai lu dans les journaux que certains pays musulmans appliquaient la peine capitale pour les meurtriers. Après avoir effectué des recherches, je me suis aperçue que le Coran mentionne en effet cette peine, en tant que talion. Comment expliquez-vous la présence de cette peine dans le livre de l'islam alors que, à en croire vos articles, l'islam serait une religion belle et humaniste ? J'ai lu différents articles de votre site, mais je n'ai rien trouvé à ce sujet. Pourriez-vous me renseigner s'il vous plaît ?
Réponse :

Bonjour à vous.

Je voudrais tout d'abord souligner que je n'aborde ce point que parce que vous me questionnez à son sujet. Et si vous le faites, c'est parce que vous voulez comprendre un aspect du contenu du Coran qui vous trouble, comme peut-être d'autres personnes. Nous musulmans n'avons rien à cacher et c'est donc de bonne grâce que je vais humblement apporter des éléments de réponse.

Je voudrais également souligner que nous parlons bien de la présence d'un verset donné dans le Coran. La présence d'un verset et l'application de son contenu sont deux choses : l'application des peines n'est pas possible en terre non musulmane, de même qu'en terre musulmane, leur application demande que l'on tienne compte au préalable de la situation des sociétés. Une application bien comprise des règles de l'islam ne peut donc pas commencer par celle des peines !

C'est vrai, le principe de la peine capitale pour le meurtrier est mentionné dans le texte du Coran (qui est, rappelons-le, explicité par les textes de la Sunna). Cependant, la peine capitale qu'évoquent le Coran et la Sunna n'a rien à voir avec celle qu'ont connue des pays européens dans le passé, ou que connaissent aujourd'hui encore les Etats-Unis.

D'après les textes des sources musulmanes eux-mêmes, cette peine est inapplicable au meurtrier si n'importe laquelle des quatre conditions suivantes est absente :

1) Que la famille de la victime réclame l'application de la peine capitale :



Ce point est souvent passé sous silence par ceux qui ont à cœur de critiquer l'islam, et pourtant il est essentiel. En effet, l'application de la peine capitale au meurtrier n'est pas systématique. La police et les tribunaux peuvent – et doivent – établir qui est le coupable. Mais l'application de la peine capitale sur celui-ci ne dépend pas de la volonté des policiers ou des juges, mais de celle des proches de la victime (sauf certains cas, comme l'a rappelé Ibn Taymiyya). Encore faut-il qu'en plus de cette demande de la part des proches de la victime, les trois autres conditions que nous allons voir soient présentes, sinon, la peine capitale n'est pas non plus applicable, le seul recours étant le paiement, par le meurtrier, d'un dédommagement (diya). Et au cas où ces trois conditions sont présentes mais que les proches de la victime ne demandent pas l'application du talion, c'est alors le tribunal qui peut condamner le meurtrier à une peine classique (emprisonnement, etc.), comme cela se fait dans toutes les sociétés du monde.
Le Coran, que vous avez cité dans votre question, dit : "Celui à qui son frère aura pardonné quelque chose, alors (on lui fera) une requête convenable [le paiement du dédommagement], et (il s'en) acquittera de bonne grâce. Ceci est un allègement et une miséricorde de la part de votre Seigneur…" (Coran 2/178). Dans le même ordre d'idées, le Prophète a dit : "Celui dont (un proche) a été tué, ou celui qui a été blessé, a le choix entre trois possibilités : soit il demande la loi du talion, soit il pardonne, soit il prend le dédommagement financier (diya)…" (rapporté par Abû Dâoûd, n° 4496, une version voisine est rapportée par Ibn Mâja, n° 2623). Ces proches de la victime n'ont pas le droit de se faire justice eux-mêmes, et ils doivent donc porter plainte et préciser leur requête (talion ou dédommagement financier) auprès du tribunal compétent. Celui-ci établira les culpabilités et statuera en fonction à la fois de la requête et de la présence ou, au contraire, de l'absence des conditions suivantes.

2) Qu'il y ait des preuves irréfutables de la culpabilité :



Une simple présomption n'est pas suffisante pour établir la culpabilité. Celle-ci ne peut être établie que sur la base d'une preuve irréfutable ("bayyina"), par exemple l'ADN aujourd'hui, etc. (au sujet de ce qui constitue une "bayyina", se référer à l'ouvrage de Ibn ul-Qayyim, At-Turuq al-hukmiyya). La présence d'indices réels mais insuffisants (par exemple lawth) fait que le seul recours possible est non pas le talion mais le dédommagement financier (diya), par l'intermédiaire de la formule de la qassâma (selon une des interprétations de ce en quoi consiste cette dernière).



3) Qu'il soit prouvé qu'il y avait intention de tuer :



Le fait d'avoir établi les preuves irréfutables à propos de l'identité du meurtrier ne suffit pas. Il faut qu'il soit également prouvé qu'il avait l'intention de tuer. Le droit musulman distingue à ce sujet, sur la base de Hadîths, trois catégories principales de meurtres : le meurtre avec intention de donner la mort (al-qatl ul-'amad), les coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner (al-qatl shib'h ul-'amad), et les coups et blessures involontaires (ou administrés par erreur, suite à une méprise) ayant entraîné la mort (al-qatl ul-khata'). Seule la première de ces catégories rend possible (sous réserve de présence des autres conditions) l'application de la peine capitale. Or, le simple fait que l'objet ayant entraîné la mort soit un objet qui ne soit généralement pas employé pour tuer rend impossible l'inculpation sous le chef de cette première catégorie, et le seul recours est alors le dédommagement financier (diya).
Et même dans le cas où l'objet ayant causé la mort est un objet généralement employé pour tuer, il faut encore établir les circonstances exactes du meurtre : il peut arriver, soulignent les juristes, que lors d'une partie de chasse, un coup visant un animal ait mortellement blessé un homme, ce qui fait entrer l'homicide sous le chef de la troisième catégorie citée ci-dessus, et rend donc impossible l'application de la peine capitale. Ici encore, le seul recours possible est alors le dédommagement financier (diya).

4) Qu'il n'y ait pas des circonstances atténuantes :

Enfin, la présence de circonstance atténuantes rend caduque l'application de la peine capitale malgré la présence des trois conditions précédentes. Ainsi en est-il du cas de légitime défense, évoqué explicitement par le Prophète (rapporté par Muslim, n° 140). De nombreux autres cas ont été pris en compte par des juristes et ont été évoqués dans les ouvrages du droit musulman, conformément au principe juridique bien connu "Al-hudûd wal-qisâs tandari'u bi-shs-shubuhât" : "Les peines et le talion sont caduques dès qu'un doute est présent". L'accusé profite du bénéfice du doute, qui fait encore une fois que le seul recours possible est le dédommagement financier (diya).

Très bien, me direz-vous, mais pourquoi, malgré ces conditions pointues, l'islam n'a-t-il pas complètement fermé la porte de la peine capitale ?

Voici la réponse, sous forme d'une histoire vraie : je connais une personne qui est de confession musulmane en même temps que de nationalité française. Cette personne m'a raconté que, alors qu'elle habitait un pays dit du Tiers-Monde, elle y avait un ami français non-musulman avec qui il lui arrivait de discuter de choses et d'autres, et qui lui disait parfois que pour lui, il était incompréhensible que le Coran évoque seulement la peine capitale, et que le caractère humaniste de l'islam était donc plus que douteux. Cette personne lui répondait en lui expliquant dans les grandes lignes ce que je viens de dire, à savoir que les conditions pour l'application de cette peine sont pointilleuses, et que de toute façon tout dépend de la demande des proches de la victime et ne peut être décidé par le tribunal seul. "Voilà donc bien la tradition de vengeance propre aux habitants du désert où est né l'islam ! Nous humanistes sommes beaucoup trop évolués pour nous laisser aller à ce genre de sentiment de vengeance de l'antiquité" lui répondait invariablement cet ami.
"Un jour, me raconte cette personne de ma connaissance, je rencontre cet ami après l'avoir perdu de vue depuis quelques mois. Son air abattu me frappe. Je n'en laisse pour autant rien paraître et engage la conversation. Au fil de celle-ci, il me raconte le malheur qui lui est arrivé : un homme a violé sa fille (moins de dix ans) puis l'a tuée en lui fracassant le crâne contre un rocher. Il me raconte également : "Lorsque j'ai su qui était le meurtrier – car il avait été confondu – et lorsque j'ai vu les policiers l'embarquer, je me suis précipité sur lui. Si les policiers ne m'avaient pas maîtrisé, j'aurais fini par l'étrangler tellement j'étais fou de rage. Et je ne sais pas si je pourrai me maîtriser si je le vois de nouveau et s'il est à portée de mes mains… Violenter et tuer une gamine même pas âgée de dix ans, qui était adorable et jouait sur mes genoux, que j'ai élevée avec amour !" Je lui dit alors : "N'était-ce pas toi qui me disait que tu es trop évolué pour te laisser aller à des sentiments de vengeance ? - Oui, mais je n'avais encore jamais imaginé ce que représente un tel malheur, me répond-il."


Cet homme est donc passé d'un extrême à l'autre : hier il critiquait la seule autorisation, donnée en terre musulmane au proche de la victime, de pouvoir demander à l'Etat l'application de la peine capitale, application qui en plus est restreinte par les nombreuses autres conditions citées plus haut. Aujourd'hui il déclare qu'en tant que proche de la victime il ne peut pas se retenir face au meurtrier de sa fille. Humain, trop humain. C'est pour éviter les excès qui, en pareille circonstance, se produisent plus souvent qu'on ne pense et qui sont justement humains, trop humains, que le texte coranique, malgré les strictes conditions nécessaires pour l'éventualité d'une peine capitale, n'a pas totalement fermé cette porte.

Cependant, malgré tout, l'islam recommande le pardon plutôt que la demande du talion. Il est en effet demandé à la famille de donner préférence au pardon (le pardon complet ou, au moins, le recours au dédommagement) plutôt que de demander l'application du talion. Le Compagnon Anas rapporte : "Chaque fois qu'un cas où le talion était applicable était présenté au Prophète, il recommandait (aux proches de choisir) le pardon" (rapporté par Abû Dâoûd, n° 4497).


Synthèse de la réponse :

L'islam n'entend pas appliquer de façon systématique la peine capitale au meurtrier : il ne l'envisage que sur la demande des proches de la victimes (qui ne peuvent pas se faire justice eux-mêmes). Même en cas d'une telle demande, l'islam rend nécessaire la présence de nombreuses conditions pour que cette application puisse être faite par l'Etat. Enfin, l'islam recommande aux proches de pardonner plutôt que de demander aux tribunaux l'application de la peine : "Et si vous (choisissez) la poursuite, (faites) infliger une peine semblable au tort qui vous a été fait. Et si vous endurez, cela est certes meilleur pour ceux qui endurent" (Coran 16/126) "Celui qui pardonne cela, ce sera une cause de pardon pour ses (propres) péchés" (Coran 5/45). "Chaque fois qu'un cas où le talion était applicable était présenté au Prophète, il recommandait (aux proches de choisir) le pardon" (rapporté par Abû Dâoûd, n° 4497).Wallâhu A'lam (Dieu sait mieux).

L'état islamique: est-ce une transition nécessaire?

Publié : jeu. 15 sept. 2011 12:48
par zaratou
Cette question me taraude la tête depuis des années maintenant, et je voulais la discuter avec vous.

Je m'explique: prenons l'exemple du catholicisme. Les excès de l'église pendant le moyen âge (l'inquisition, soutien inconditionnel à un pouvoir despotique, etc) ont mené à une réelle prise de conscience par l'élite et le peuple du danger religieux qui a plongé l'Europe dans l'obscurantisme. C'est en quelque sorte le constat d'un echec qui a insufflé le vent du changement.

On peut également tracer un parallèle avec le communisme, bien que ça ne soit pas une religion mais ça reste une idéologie politique, qui s'est désintégré sous le poids de ces propres contradictions. Là aussi c'est le constat d'un échec qui a mené le peuple au changement.

En somme, ce constat d'échec est plus plus facile à constater aux yeux du peuple quand l'idéologie en question prends le pouvoir avec de belles promesse pour ne récolter qu'une déconfiture. Or aujourd'hui le seul pouvoir qui se réclame de l'islam, et uniquement de l'islam se trouve en Iran. Je parie que si la république islamique venait à tomber un jour, ses successeurs prendront un virage à 180° et mettront en œuvre les mesures nécessaire à l'éradication de l'islam, ou du moins sa partie idéologique.

J'espère que je me suis fait comprendre. Qu'en pensez-vous?

Re: L'état islamique: est-ce une transition nécessaire?

Publié : jeu. 15 sept. 2011 13:22
par junon
c'est ce qu'ils ont choisi...

Mais c'est un très mauvais choix. Les musulmans ont pris l'habitude de vivre dans l'hypocrisie et le mélange de genres, ils s'accomoderont donc de ce mélange très longtemps.

Le pb c'est que ce choix n'est que la première étape du projet islamiste qui ne va pas s'arêter là...

Re: L'état islamique: est-ce une transition nécessaire?

Publié : jeu. 15 sept. 2011 13:27
par Maried
Dans toute l'histoire de l'islam il n y a jamais eu un état démocratique
la démocratie connue des grecs antiques ne les a pas intéressé
Mahomet n'a cité dans son coran qu'Alexandre le Grand
Mahomet ne connaissait que l'histoire juive l'histoire égyptienne et l'histoire perse
en somme l'histoire des voisins de l'Arabie

Re: L'état islamique: est-ce une transition nécessaire?

Publié : jeu. 15 sept. 2011 22:45
par Yi Sun-sin
zaratou a écrit :Or aujourd'hui le seul pouvoir qui se réclame de l'islam, et uniquement de l'islam se trouve en Iran.
Ce n'est pas vrai. L'Arabie saoudite, par exemple, se revendique au moins autant de l'islam. L'Iran est une république, islamique certes mais une république. L'Arabie saoudite est une dictature « de droit divin ».
D'ailleurs, même au Maroc, le roi est censé tenir son pouvoir d'allah.
L'Iran est particulier parce que c'est l'un des seuls pays où la population est bien moins islamiste que le gouvernement.

Re: L'état islamique: est-ce une transition nécessaire?

Publié : jeu. 15 sept. 2011 23:31
par zaratou
junon a écrit : Les musulmans ont pris l'habitude de vivre dans l'hypocrisie et le mélange de genres, ils s'accomoderont donc de ce mélange très longtemps.
Tu as touché le cœur du problème: l'état de schizophrénie du mi/mi mi-islam mi-modernité. Où tout ce qui vient de l'occident passe pour problème et l'islam passe pour solution. J'entends souvent mes les muz affirmer fièrement: "si on appliquait vraiment l'islam, on serait la nation la plus avancée au monde" Je me disais que si ça venait à se réaliser ... Le communisme a bien fini par s'effondrer de la sorte.
maried a écrit :Dans toute l'histoire de l'islam il n y a jamais eu un état démocratique
la démocratie connue des grecs antiques ne les a pas intéressé
Avant l'époque moderne, la démocratie a toujours été une exception. Mais qu'est ce que tu veux dire par là?
Ce n'est pas vrai. L'Arabie saoudite, par exemple, se revendique au moins autant de l'islam. L'Iran est une république, islamique certes mais une république. L'Arabie saoudite est une dictature « de droit divin ».
Ah oui c'est vrai, comment j'ai pu oublier notre chère Arabie... Peut être parce que je n'ai aucun espoir que ça change là bà un jour.
Si un jour une révolution "anti-islamique" devait avoir lieu, je crois qu'elle commencerait en Iran, l'Arabie Saoudite serait la dernière poche de résistance.

Re: L'état islamique: est-ce une transition nécessaire?

Publié : ven. 16 sept. 2011 03:47
par MietteLubrique
Intéressant Zaratou,

L'état islamique n'est pour moi ni une transition, et n'est ni nécessaire. La tension est entre ideologie, qu'elle montre un visage séculaire ou religieux est secondaire, et pragmatisme politique. L'Iran du Shah n'était pas exemplaire de démocratie, ni la 'republique' d'aujourd'hui. Entre la peste et le cholera ... :roll:

Tant qu'une prise de conscience individuelle n'a pas lieu, l'individu continuera de choisir des élites à grandes gueules qui promettent des lendemains qui chantent.

J'ai été surpris des discours de Sarko le Nain Ier qui beuglait 'J'ai des convictions !' partout où il pétait par la bouche. Le dernier qui a construit son discour sur ses seules certitudes était un petit moustachu tristounet...Mais ça a marché ...

Peu sont ceux qui choisiraient un type dont le programme honnête est de dire qu'il va falloir bricoler parce-qu'on a pas la moindre idée de comment vivre bien ensemble ...

Personnellement je suis pour un anarchisme bon enfant, une démocratie à échelle humaine, un pouvoir politique qui se focalise entièrement sur l'égalité et l'application des droits fondamentaux, le reste, je m'en cogne, si des individus veulent prier un Dieu à l'effigie du coq au vin en chantant des tyroliennes soufistes, que grand bien leur fasse.

Re: L'état islamique: est-ce une transition nécessaire?

Publié : ven. 16 sept. 2011 13:14
par junon
ah oui! là je vote pour toi :)

mais le hic c'est que le peuple n'est pas prêt à tant de largesse d'esprit. Il risque de prendre peur et de perdre ses repères (ses limites). Alors... tu as sans doute raison Zaratou, peut-être qu'il devra passer par ce mauvais alliage quelques sicèles avant de réaliser qu'il peut mieux faire...

Re: L'état islamique: est-ce une transition nécessaire?

Publié : ven. 16 sept. 2011 13:53
par Yi Sun-sin
zaratou a écrit :
junon a écrit :Si un jour une révolution "anti-islamique" devait avoir lieu, je crois qu'elle commencerait en Iran, l'Arabie Saoudite serait la dernière poche de résistance.
Là-dessus, on est d'accord.

Re: L'état islamique: est-ce une transition nécessaire?

Publié : ven. 16 sept. 2011 15:02
par Maried
Dans l'Antiquité Athènes était démocratique sauf pour les esclaves et les femmes
tandis que Sparte était une dictature militaire
Je sais que Platon était pour une dictature des philosophes alors que d'autres philosophes come Aristote était pour

Re: L'état islamique: est-ce une transition nécessaire?

Publié : ven. 16 sept. 2011 21:09
par Lilith
MietteLubrique a écrit : :-x
Personnellement je suis pour un anarchisme bon enfant, une démocratie à échelle humaine, un pouvoir politique qui se focalise entièrement sur l'égalité et l'application des droits fondamentaux, le reste, je m'en cogne, si des individus veulent prier un Dieu à l'effigie du coq au vin en chantant des tyroliennes soufistes, que grand bien leur fasse.
pour cela, il faudrait :

1 - moins d'humains sur Terre
2 - une économie basée sur la solidarité
3 - un système de vie assez sain, car il faut prévenir les maladies pour que tout le monde puisse participer à la vie de la société dans les meilleures conditions
4 - que les humains soient responsables, c'est à dire qu'ils arrivent à se mettre des limites sans avoir besoin d'un livre de lois de 1000 pages
5 - une bonne prise de distance par rapport au pouvoir, et du coup, ses dérives...

Re: L'état islamique: est-ce une transition nécessaire?

Publié : ven. 16 sept. 2011 21:26
par junon
moi j'ai abandonné mes aspirations anarchistes en voyant que les hommes ne sont pas prêts pour être matures responsables et sensés dans leurs choix. En plsu les phénomènes de groupe nous rendent encore plus idiots que nous ne sommes déjà...
Pour ce qui est de moins d'humains sur Terre, t'inquiète les américains s'en chargent pour bientôt. une bonne petite guerre et l'économie repart.

parait-il que ce qui a devancé la 2nde guerre mondiale, c'est la crach boursier américain et ce qui a devancé cette crise économique (et agricole) c'est une répétition de tempêtes de sable dûes à une culture agricole intensive ayant apauvri et desertifié le sol de vastes régions américaines

parait-il qu'à plusieurs reprises, les américains avaient la capacité de tuer Ben Laden avant les attentats du 11 septembre mais ont préféré laisser jouer leurs intérêts économiques (vente d'armes et d'avions aux princes saoudiens, protecteurs de Ben Laden)

cupidité quand tu nous tiens!

Re: L'état islamique: est-ce une transition nécessaire?

Publié : sam. 17 sept. 2011 01:03
par nexus
L'anarchisme tournera aussi en eau de boudin ,parce que il y aura toujours un qui voudra être le chef cela est dans la nature humaine .
Quelle beau rêve une société utopique,de l'égalité et la fraternité, on peut toujours se brosser .Depuis l'aube de l'humanité le fort a asservi le faible, on peut toujours rêver.Les iraniens en 1978 pensaient qu'une république islamique allait être mieux que le régime du shah résultat des courses il s'avère que c'est encore pire surtout pour les femmes . :evil:
De toutes façons les hommes ne sont pas murs pour une société égalitaire dans le domaine socioéconomique, religieux,environnemental culturel et territorial .
D'aprés l'échelle de Nicolas Kardashèv nous n'avons pas encore atteint le niveau 1 qui est une civilisation de type planétaire actuellement nous en sommes 0.73/1 ,l'empire romain en était a 0.53/1 on a progresse de 0.20/1 en 1500ans .Ne désespérons pas on finiras par y arriver a cette société idéale si on ne s'est pas auto détruits un jour? :twisted:

Re: L'état islamique: est-ce une transition nécessaire?

Publié : sam. 17 sept. 2011 01:18
par junon
c'est bien là le pb
sur le papier, beaucoup de systèmes paraissent idéaux mais les hommes réussissent toujours à pervertir même l'idée la plus juste.
Et l'être humain a une tendance à éliminer ses meilleurs éléments. Exemple de l'Iran : Mohammad Mossadegh qui a été destitué grâce à l'intervention de la CIA pour avoir nationalisé le pétrole iranien autrefois détenu par les britaniques. Du coup, le pantin US Reza Shah a fini par exaspérer la population qui a fait sa révolution, très vite récupérée par les religieux, mieux organisés... Et voilà le résulat.

Encore une fois, merci qui???

Les US aiment les dictatures... et leur pétrole

Re: L'état islamique: est-ce une transition nécessaire?

Publié : sam. 17 sept. 2011 01:48
par nexus
junon a écrit :c'est bien là le pb
sur le papier, beaucoup de systèmes paraissent idéaux mais les hommes réussissent toujours à pervertir même l'idée la plus juste.
Et l'être humain a une tendance à éliminer ses meilleurs éléments. Exemple de l'Iran : Mohammad Mossadegh qui a été destitué grâce à l'intervention de la CIA pour avoir nationalisé le pétrole iranien autrefois détenu par les britaniques. Du coup, le pantin US Reza Shah a fini par exaspérer la population qui a fait sa révolution, très vite récupérée par les religieux, mieux organisés... Et voilà le résulat.

Encore une fois, merci qui???

Les US aiment les dictatures... et leur pétrole
Et en France on abrite les islamistes n'est ce pas! Qui un coup au pouvoir chient sur ceux qui les ont protégés ,les occidentaux dans ces coups la sont les rois des crétins.
Le pétrole a toujours été une malédiction pour les peuples de cette planète dans tous les sens du terme . :twisted: