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Un été à Boumerdès ..
Publié : sam. 4 oct. 2008 21:59
par lorie
Bienvenue à Boumerdès ...
Boumerdès (arabe : بومرداس), ancienne Rocher Noir durant la colonisation, est une ville d'Algérie, chef-lieu de la wilaya de Boumerdès, située à une cinquantaine de kilomètres à l'est d'Alger.
Boumerdès est une ville du littoral algérien. Elle est située au bord de la Mer Méditerranée, et proche des montagnes du Djurdjura.
Boumerdès est une ville universitaire avec notamment l'Institut National de Génie Mécanique (Ex-INGM) , l'Algerian Petroleum Institute (IAP), Ex-Institut National des Hydrocarbures et de la Chimie, Institut National de la Productivité et du Développement Industriel, Ex-Institut national d'électricité et d'électronique, ou encore l'Ex-Institut National des Industries Légères.
Elle comprend de belles plages qui s'étendent jusqu'à la cité Fadè de Boumerdès où sont logés une grande partie des enseignants de l'université de Boumerdès (UMBB).
La ville a connu un séisme en 2003.
Et qui nous parlerait de ce que cette ville a connu en Aout de cette année ???
Re: Un été à Boumerdès ..
Publié : sam. 4 oct. 2008 23:42
par sofasurfer
Ben ... Toi?
Re: Un été à Boumerdès ..
Publié : dim. 5 oct. 2008 08:56
par privighost
Je te Boumerdes ^^
Avec un nom pareil, je comprend que dieu a sonner la gehenne
Re: Un été à Boumerdès ..
Publié : dim. 5 oct. 2008 09:41
par lorie
privighost a écrit :Je te Boumerdes ^^
Avec un nom pareil, je comprend que dieu a sonner la gehenne
Non privi ... ce n'est pas un truc "rigolo" ...
Cet été dans cette ville dont nous en France nous ne connaissons même pas l'existence ... 43 jeunes algériens ont perdus la vie dans un attentat suicide ..
Ils ont été tués parce qu'ils étaient là au mauvais moment ...
Ils ont perdus la vie alors qu'ils n'étaient pas juifs ..
Ils ont perdus la vie alors qu'ils étaient musulmans
Ils ont perdus la vie alors que certains soutenaient alqaida
Ils sont morts pour rien ...
Et nous pendant ce temps en France .. nous pensions à nos plages .. à bronzer .. à nos congés
Nous n'en avons jamais rien su ..
Re: Un été à Boumerdès ..
Publié : dim. 5 oct. 2008 18:56
par yacoub
toute l' Algerie soufre à cause de la secte.
Algérie: de nouvelles violences font huit morts, dont six gardes communaux
Il y a 1 jour
ALGER — Huit personnes ont trouvé la mort dans de nouvelles violences enregistrées cette semaine en Algérie, rapportent samedi la plupart des journaux algériens.
Selon "Le Soir d'Algérie", six gardes communaux sont tombés mardi, veille de l'Aïd, fête de rupture du jeûne chez les musulmans, dans un guet apens au lieu dit Boutouchent, dans le département de Tiaret (350km au sud-ouest d'Alger), alors qu'ils se dirigeaient vers leur campement.
Les six victimes de l'embuscade, après avoir été délestées de leurs armes, ont été achevées à l'arme blanche, ajoute de son côté le quotidien "Al Watan", qui précise qu'une opération de ratissage de l'armée a été déclenchée dans la forêt d'El Medad vers laquelle les terroristes avaient pris la fuite après l'attentat.
Cet attentat n'a pas été confirmé officiellement par les autorités, alors que des habitants du village El Djemââ, contactés par l'Associated Press, ont dit être informés de cette embuscade "qui a ensanglanté la fête de l'Aïd pour les familles des victimes".
Par ailleurs, le journal "Liberté" fait état de l'élimination de deux terroristes de nationalité marocaine, mercredi dans la localité de Larba Ath Irathène, en Kabylie (140 km à l'est d'Alger), en citant des "sources bien informées"
La "neutralisation" de ces deux islamistes armés, ajoute la même source, est intervenue au cours d'une opération de ratissage de l'armée dans la région d'Aït Oumalou.
Re: Un été à Boumerdès ..
Publié : dim. 5 oct. 2008 19:04
par sofasurfer
La politique de l'Algérie d'après indépendance a été un désastre.
Tout ceci couplé a l'obscurantisme de la secte islamique, a travers qui aucune régulation des naissances n'a été prononcée.
Des millions de jeunes désœuvrées , condamnés a tenir les murs et à faire la queue pour un morceau de pain, quand il y en a...
Résultat : des milliers de prétendants au Jihad.
Re: Un été à Boumerdès ..
Publié : dim. 5 oct. 2008 19:11
par yacoub
Re: Un été à Boumerdès ..
Publié : dim. 5 oct. 2008 19:46
par lorie
Pendant que nous ... pôôôôvr mécréants voués de toute façon à l'enfer éternel .. nous passons notre temps à nous engueuler parce que nous ne nous appréciions plus du tout en algérie des gens meurent pratiquement tous les jours POUR RIEN.
En un instant ces pauvres âmes sont réduites en mille morceaux ... des vies qui explosent ... qui disparaissent de la terre comme si elles n'avaient jamais existé !!!
Tous ces attentats .. toute cette mort inutile et insensée est une horreur à la dignité humaine et notre devoir c'est de ne pas accepter que ces actes tombent dans l'oubli !!
Nous pouvons ne pas être d'accord sur presque tout mais il ne faut pas oublier que des enfants continuent à mourir .. que d'autres explosent leur vie tout cela pour assoir la violence d'autres êtres humains
J'ai écris ce post en pensant à mes amis en Algérie ... ce pays que j'aime parce qu'il est le pays de ma naissance
J'ai écris ce post pour vous rappeler à tous que l'enfer existe malheureusement sur cette terre et pour ne pas oublier que des yacoub et des lellou vivent de vrais carcans juste parce qu'ils n'acceptent plus ce qu'ils voient autour d'eux
Peut importe ce que l'on peut penser .. le résultat est là .. cet été à Boumerdès petite ville tranquille d'Algérie 43 jeunes gens sont partis en fumée parce qu'un jeune comme eux s'est fait exploser ..
C'est cela AUSSI l'islam !!!
Re: Un été à Boumerdès ..
Publié : dim. 5 oct. 2008 21:56
par lellou
Merci Lorie.
Amicalement,

Re: Un été à Boumerdès ..
Publié : lun. 6 oct. 2008 13:55
par yacoub
la persecution ce sont c'est vrai des chretiens et des non-musulmans qui la subissent le plus.
Re: Un été à Boumerdès ..
Publié : lun. 6 oct. 2008 15:27
par lorie
Yacoub a écrit :la persecution ce sont c'est vrai des chretiens et des non-musulmans qui la subissent le plus.
Je refuse que l'on oublie ce qui se passe en Algérie ... je refuse que l'on OSE l'occulter aussi !!! .. C'est une insulte à tous ces morts .. c'est une insulte à tous les morts des attentats aveugles qu'ils soient en Israël ou en Irak ... ou ailleurs !! Ces morts sont notre avenir car si nous n'y faisons rien nous risquons nous aussi de nous retrouver en miette sans que personne s'en émeuve !!!
Ce sont des morts inutiles quand nous nous focalisons sur du relationnel virtuel des enfants partent en mille morceaux au nom d'une religion ????
Je refuse la "banalisation" de tous ces morts ...
Lellou tu n'as pas à me dire merci .. car si nous n'y prenons pas garde un jour ou l'autre notre civilisation explosera comme ces enfants .. Nous avons le devoir de dénoncer ce qui s'est passé cet été dans une ville en Algérie ... que personne connait .. et dont le nom fait sourire
Re: Un été à Boumerdès ..
Publié : lun. 6 oct. 2008 15:45
par privighost
J'imagine meme pas si y'a un truc du genre sur une petite commune que je connais..."crevière les crottes" pas bien loin de "montcul"

Re: Un été à Boumerdès ..
Publié : lun. 6 oct. 2008 15:51
par lorie
privighost a écrit :J'imagine meme pas si y'a un truc du genre sur une petite commune que je connais..."crevière les crottes" pas bien loin de "montcul"

Ce que j'aime chez toi c'est ton humour caustique ... parfois

Re: Un été à Boumerdès ..
Publié : mer. 8 oct. 2008 14:55
par yacoub
Re: Un été à Boumerdès ..
Publié : mer. 8 oct. 2008 18:15
par Georges
Amer anniversaire, en Algérie, des événements d'octobre 1988
LE MONDE | 07.10.08 | 14h54 • Mis à jour le 07.10.08 | 14h57
ALGER CORRESPONDANCE
ingt ans après, les Algériens ne peuvent même pas trouver 50 m2 pour se réunir." Dimanche 5 octobre, Mustapha Bouchacha, président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l'homme, ne décolérait pas après l'interdiction d'une conférence débat sur les émeutes d'octobre 1988, prévue à la Fondation Friedrich Ebert d'Alger.
Alors que le régime s'apprête à modifier la Constitution pour permettre au président Bouteflika de briguer un troisième mandat, les libertés ont reculé en Algérie, constatent les militants des droits de l'homme. La vie politique reste verrouillée alors qu'une partie des jeunes continue d'être tentée par la harga (l'immigration clandestine) ou, pire, par le terrorisme. On est loin de l'euphorie démocratique des années 1988 à 1991.
Six jours d'émeutes, du 5 au 10 octobre 1988, sur fond de luttes au sommet, avaient ébranlé le régime. Le mouvement démarre du quartier populaire de Bab el- Oued. Des jeunes pillent et incendient les magasins d'Etat, les fameux "souks el-fellah" où il faut faire la queue - les Algériens disent "la chaîne" - pour s'approvisionner. Les jours suivants, le mouvement de révolte s'étend aux autres quartiers d'Alger et essaime dans tout le pays. Des journées de chaos sans précédent dans l'histoire de l'Algérie. Les permanences du parti unique, le Front de libération national (FLN), sont la cible des émeutiers mais aussi les administrations publiques et les commissariats de police.
Le président Chadli Bendjedid décrète l'état de siège. Le rétablissement de l'ordre est confié au général Khaled Nezzar. Celui-ci s'y emploie brutalement. Le bilan officiel est de 179 morts, plus de 500 selon les décomptes des militants des droits de l'homme. On compte des milliers d'arrestations tandis que se propagent des révélations sur la pratique de la torture à large échelle.
Le 10 octobre, à l'appel d'Ali Benhadj, un jeune prédicateur qui deviendra célèbre, des milliers de personnes se rassemblent à Belcourt et commencent une marche silencieuse vers Bab el-Oued qui tourne au carnage. Un franc-tireur ouvre le feu, les militaires ripostent : 36 personnes sont tuées, dont un jeune journaliste. Le soir, dans une adresse diffusée par la télévision algérienne, le président Bendjedid annonce qu'un "projet de réforme politique dans tous les domaines sera prochainement soumis au peuple". Le système de parti unique a vécu.
Au niveau de la présidence de la République, un petit cercle de réformateurs, dirigé par Mouloud Hamrouche, en profite pour bousculer le statu quo. "Les émeutes se sont transformées en action politique. Comme toutes les équipes étaient en conflit, les réformateurs ont pu pousser le président vers l'ouverture", explique Ghazi Hidouci, ancien ministre de l'économie, qui faisait partie de ce groupe de réformateurs.
Le multipartisme est reconnu, les opposants historiques, comme Hocine Aït Ahmed ou Ahmed Ben Bella, rentrent au pays. La presse d'Etat s'ouvre, en attendant l'émergence de la presse privée. D'octobre 1988 à décembre 1991, le pays connaît une effervescence politique considérable. Après des années de parti unique, les Algériens discutent de tout... Une nouvelle Constitution, celle du 23 février 1989, largement inspirée du modèle français, consacre les libertés et institue la responsabilité du gouvernement devant l'Assemblée nationale.
Vingt ans plus tard, les Algériens sont désenchantés. Les promesses démocratiques font partie du passé. Reste la presse privée - qui a adopté profil bas ces dernières années - et quelques syndicats autonomes tenaces. Le multipartisme est officiellement en vigueur, mais les partis sont sous contrôle. Ce qui fait dire à beaucoup d'Algériens que le parti unique n'a pas disparu mais s'est multiplié.
Les événements d'octobre 1988 ont-ils été le fruit d'une révolte spontanée ou d'une manipulation d'une aile du régime contre une autre ? La chute brutale des prix du pétrole à partir de 1985 avait mis à nu la faillite générale du régime, sur fond de pénurie et de chômage généralisé. La thèse du complot semble être une lecture désenchantée à l'égard d'une révolte populaire. Le système a craqué et a permis l'émergence d'un courant islamiste souterrain mais prégnant.
Abed Charef, auteur d'Octobre, un chahut de gamins (paru en 1989), dresse un constat amer : "En octobre 1988, le pays n'avait pas d'argent, mais il y avait une réelle volonté de s'en sortir. En 2008, l'Algérie a de l'argent, mais elle est incapable de se dessiner un avenir."
Amir Akef
Article paru dans l'édition du 08.10.08