Allemagne : un professeur de religion islamique se convertit
Publié : ven. 10 oct. 2008 09:56
Un professeur de religion islamique se convertit en incroyant
Auteur : Dr. Sami Alrabaa
5 octobre 2008
Les passages qui incitent à la violence, à la haine et à la discrimination contre les femmes dans le Coran et la Sunnah doivent être supprimés ou considérés dans leur contexte historique si l'Islam et les musulmans veulent être acceptés par la communauté mondiale.
Les médias allemands viennent de rapporter début septembre 2008 que le professeur allemand Sven (Muhammad) Kalisch, un converti à l’islam qui enseigne la théologie de l'Islam à l'université de Münster, Allemagne, doute fortement que Mahomet, le prophète des musulmans « ait jamais existé. »
Lors d’une conférence publique à l'université de Bielefeld, Allemagne, (27/07/2008), Kalisch a présenté ses dernières prises de position au sujet de l'Islam et du Coran. Il a déclaré que soit Mahomet était un personnage fictif qui n'a jamais existé soit quelqu'un lui ressemblant a existé et plus tard été déclaré prophète après sa mort.
Il est bon qu'un expert en matière d'Islam ait osé dire cela à un moment où tout le monde subit des intimidations quand il s’agit de critiquer l'Islam et ses symboles. Il y a moins de deux ans encore, Kalisch pensait et parlait autrement. Lors d’une autre conférence publique, également à l'université de Bielefeld (16/03/2006), il défendait la Charia comme la loi de Dieu. Quand je l'avais confronté aux passages atroces du Coran incitant à la violence, à la haine et à la discrimination envers les femmes, il avait commencé à bafouiller et n'avait pas su quoi dire.
De toute évidence Kalisch a radicalement changé au cours de ces deux dernières années, d'un musulman dogmatique (un converti) il s’est transformé en un « libéral ». Que s'est passé ? Nous l’ignorons. Mais une chose est claire. Maintenant pour beaucoup de musulmans fanatiques, Kalisch est un hérétique et un apostat. Et il est plus que probable qu’un de ces grands muftis du monde musulman publiera une fatwa invitant les musulmans « pieux » à tuer Kalisch.
Lors d’une interview avec le quotidien Allemand Taz (29/12/2004) on avait demandé à Kalisch pourquoi il s’était converti à l’Islam. Il avait répondu, « parce que la rationalité règne dans l'Islam ». « Rationalité » ! ? Laissez-moi rire. Le Coran et la Sunnah sont remplis de menaces, de terreur, de haine, de violence, et de discriminations contre les non musulmans et les femmes. Le mot le « Islam » signifie « soumission ».
Les étudiants de Kalisch sont eux aussi stupéfaits par la transformation de cet homme. Sous le couvert de l’anonymat, un de ses étudiants m'a déclaré :
« Je ne sais pas ce qui est arrivé au professeur Kalisch. Il défendait chaque mot dans le Coran, même les choses archaïques et désuètes. Maintenant il les rejette et exige que l'Islam soit reformé. Il a même dit que l'Islam a besoin d’un Martin Luther. »
Les étudiants de Kalisch, qui d’ici un an seront diplômés pour enseigner l'Islam dans les écoles, sont partagés entre ceux qui adoptent une conception modérée de l'Islam et les dogmatiques. Lamya Kaddor, l'assistante de Kalisch, enseigne toujours une vision dogmatique de l'Islam.
Comme le Spiegel en ligne du 14 mars 2008 le signale, Mme Kaddor est en effet populaire parmi ses étudiants musulmans (dont la majorité sont d’origine turque ou arabe) de l'université de Münster et de l'école publique Glückauf de la ville de Dinslacken-Lohberg près d'Essen en Allemagne de l’Ouest, et ce pour la simple raison, que Der Spiegel n'a pas mentionnée, que Kaddor répète jusqu’à la nausée à ses étudiants que le monde entier a peur de l'Islam parce qu'il a les arguments plus forts et que tôt ou tard le califat musulman, l'empire musulman viendra et régnera partout sur le monde. Réjouissez-vous donc !
Selon le quotidien turc Zaman, Kalisch avait rejeté la dissertation de doctorat de Kaddor parce qu'elle était pleine de plagiats. Kalisch accuse également son assistante d’avoir détourné des montants considérables sur le budget de la recherche.
Un étudiant modéré de Kalisch m'a dit que la majorité de ses condisciples enseignerait une forme dogmatique de l'Islam. Le ministère de l'éducation de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, un État fédéré allemand, avait chargé Kalisch de former les professeurs de religion islamique des écoles, ce dernier lui a donc présenté les grandes lignes d’un programme de cours de religion islamique pour les écoles de Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Les détails n’ont pas été rendus publics.
Ayub Axel Köhler, le Président du Conseil central des musulmans d’Allemagne et certains d'étudiants de Kalisch insistent sur le fait que les professeurs de religion islamique des écoles allemandes doivent enseigner le Coran et la Sunnah tels quels : « C’est la parole d'Allah. »
Wolfgang Borgfeld, qui après sa conversion à l’Islam a changé son nom en Muhammad Siddiq, a fondé au sud de Francfort une association qu'il a baptisée « la Maison de l'Islam ». La « Maison », un ancien hôtel, héberge plusieurs salles de réunions et de conférences et est financée par les Saoudiens et les Koweïtiens. C'est, cependant, en grande partie une école de coranique sans le moindre contrôle des autorités.
Récemment j'ai visité « « la Maison de l'Islam» et M. Siddiq a été ravi de me montrer son école et ses étudiants. J'étais curieux de savoir ce que les étudiants (leurs âges vont de 8 à 18 ans) y apprennent. J'ai demandé à une fille de 16 ans pourquoi elle portait un voile. Elle a répondu qu'elle en était fière parce qu'elle accomplit le commandement d'Allah. J'ai demandé à un étudiant de 15 ans ce que signifie le Jihad. Sa réponse fut : « lutter pour que l'Islam règne. » J'ai encore demandé : « avec des armes aussi ? » « Si besoin est, oui. », a-t-il répondu avec force.
La « Maison » de Siddiq compte environ 60 étudiants. Un tiers d'entre eux sont des convertis. Et ils sont très zélés en matière d'Islam. Uta Rasche a écrit dans le Frankfurter Allgemeine Zeitung du 1er septembre 2004 :
« Le nombre des convertis à l’Islam (en Allemagne) varie entre 13.000 et 60.000, selon les évaluations. En tous cas, ils ne forment qu’une petite partie des plus de 3 millions de musulmans en Allemagne. Mais beaucoup de convertis ont une histoire très spéciale. Ils sont souvent extrêmement attachés à leur religion et ils sont parfois particulièrement dangereux. Ils veulent prouver à eux-mêmes et à leurs nouveaux coreligionnaires qu'ils prennent leur conversion au sérieux et ont donc un fort désir de démontrer leur engagement religieux. »
Rasche indique encore :
« Bien sur, chaque passage dans une école islamique ne produit pas un extrémiste, et naturellement, chaque converti ne devient pas un terroriste. Mais quand les fondamentalistes islamiques cherchent à recruter en Allemagne des personnes qu'ils puissent utiliser, les jeunes convertis s’avèrent être un groupe cible idéal : Ils sont enthousiastes, veulent s’affirmer, ont coupés et rompus tout leurs liens avec le cercle de leurs amis occidentaux au profit de la communauté musulmane. Et il y a des avantages pratiques décisifs : Ils ont un passeport allemand, peuvent voyager sans restrictions en Europe, parlent souvent un bon anglais et n’attirent pas les regards soupçonneux. »
Gudrun Krämer, un professeur spécialiste de l'Islam à l'université de Berlin (FU) a volé au secours du professeur Kalisch pour qui le chef musulman Mahomet « n’avait peut-être jamais existé ». Elle a affirmé qu'elle y avait réfléchi et était parvenue à la même conclusion. Si c'est le cas, pourquoi a-t-elle alors défendu le faux Coran dans la plupart des articles et des livres qu’elle a édités ? Par exemple, elle essaye de justifier la discrimination du Coran contre le témoignage des femmes. Elle argue du fait que dans le Coran le témoignage d'une femme ne vaut que la moitié de celui d'un homme parce que quand les femmes ont leur menstruation elles pensent et se souviennent moins clairement. En outre, elle ajoute, que les femmes étaient illettrées. La vérité est que la grande majorité des hommes étaient aussi illettrés pendant la montée de l'Islam.
En fait, Krämer n'est pas la seule relativiste parmi les experts occidentaux en matière d'Islam. Jusqu'ici, aucun de ces experts n'a eu le courage de critiquer Coran et la Sunnah quand ils prêchent la violence, la haine et la discrimination contre les femmes et les fidèles des autres fois.
George Stauth, un autre relativiste de l'Islam, défend l'Islamisme comme une réaction au colonialisme occidental et au consumérisme moderne. Stauth ajoute que l'Islamisme est un « mouvement de protestation » contre la corruption et le despotisme dans le monde musulman.
C’est peut-être le cas, mais les Islamistes qui, inspirés par le Coran et la Sunnah, incitent à la violence, à la haine et à la discrimination contre les femmes ne sont absolument pas qualifiés pour changer le statu quo.
Si les islamiste réussissaient, ils remplaceraient un mal par un mal pire. Ils rejettent purement et simplement le pluralisme politique et religieux. Ils rejettent complètement les autres.
En tous cas, nous autres musulmans avons le droit de pratiquer notre religion comme les croyants du passé le faisaient. Mais en même temps nous devons supprimer, geler ou remettre dans leur contexte historique tous ces passages du Coran et de la Sunnah dont les commandements vont à l’encontre des droits de l'homme. Les croyants d'autres religions l’ont déjà fait : les chrétiens, les juifs et les autres.
Que le prophète Mahomet ait existé ou pas est insignifiant. L'Islam, par contre est une réalité de notre vie. Mais si nous, musulmans voulons être acceptés par la communauté mondiale, alors nous devons renoncer à la violence, à la haine et à la discrimination envers les femmes. Nous devons accepter les autres religions comme elles nous acceptent.
En arriver là sera long et épineux. Les pacifistes occidentaux et musulmans doivent travailler ensemble à parvenir à ce but. Prêcher le relativisme et avoir peur d’énoncer les vérités désagréables ne fait que renforcer les Islamistes et leur idéologie de destruction. C’est là que le combat contre l'extrémisme et le fanatisme doit commencer.
Le Dr. Sami Alrabaa est professeur de sociologie et spécialiste de la culture Arabo/Musulmane. Avant de s’installer en Allemagne il a enseigné à la Kuwait University, à la King Saud University et à la Michigan State University.
Auteur : Dr. Sami Alrabaa
5 octobre 2008
Les passages qui incitent à la violence, à la haine et à la discrimination contre les femmes dans le Coran et la Sunnah doivent être supprimés ou considérés dans leur contexte historique si l'Islam et les musulmans veulent être acceptés par la communauté mondiale.
Les médias allemands viennent de rapporter début septembre 2008 que le professeur allemand Sven (Muhammad) Kalisch, un converti à l’islam qui enseigne la théologie de l'Islam à l'université de Münster, Allemagne, doute fortement que Mahomet, le prophète des musulmans « ait jamais existé. »
Lors d’une conférence publique à l'université de Bielefeld, Allemagne, (27/07/2008), Kalisch a présenté ses dernières prises de position au sujet de l'Islam et du Coran. Il a déclaré que soit Mahomet était un personnage fictif qui n'a jamais existé soit quelqu'un lui ressemblant a existé et plus tard été déclaré prophète après sa mort.
Il est bon qu'un expert en matière d'Islam ait osé dire cela à un moment où tout le monde subit des intimidations quand il s’agit de critiquer l'Islam et ses symboles. Il y a moins de deux ans encore, Kalisch pensait et parlait autrement. Lors d’une autre conférence publique, également à l'université de Bielefeld (16/03/2006), il défendait la Charia comme la loi de Dieu. Quand je l'avais confronté aux passages atroces du Coran incitant à la violence, à la haine et à la discrimination envers les femmes, il avait commencé à bafouiller et n'avait pas su quoi dire.
De toute évidence Kalisch a radicalement changé au cours de ces deux dernières années, d'un musulman dogmatique (un converti) il s’est transformé en un « libéral ». Que s'est passé ? Nous l’ignorons. Mais une chose est claire. Maintenant pour beaucoup de musulmans fanatiques, Kalisch est un hérétique et un apostat. Et il est plus que probable qu’un de ces grands muftis du monde musulman publiera une fatwa invitant les musulmans « pieux » à tuer Kalisch.
Lors d’une interview avec le quotidien Allemand Taz (29/12/2004) on avait demandé à Kalisch pourquoi il s’était converti à l’Islam. Il avait répondu, « parce que la rationalité règne dans l'Islam ». « Rationalité » ! ? Laissez-moi rire. Le Coran et la Sunnah sont remplis de menaces, de terreur, de haine, de violence, et de discriminations contre les non musulmans et les femmes. Le mot le « Islam » signifie « soumission ».
Les étudiants de Kalisch sont eux aussi stupéfaits par la transformation de cet homme. Sous le couvert de l’anonymat, un de ses étudiants m'a déclaré :
« Je ne sais pas ce qui est arrivé au professeur Kalisch. Il défendait chaque mot dans le Coran, même les choses archaïques et désuètes. Maintenant il les rejette et exige que l'Islam soit reformé. Il a même dit que l'Islam a besoin d’un Martin Luther. »
Les étudiants de Kalisch, qui d’ici un an seront diplômés pour enseigner l'Islam dans les écoles, sont partagés entre ceux qui adoptent une conception modérée de l'Islam et les dogmatiques. Lamya Kaddor, l'assistante de Kalisch, enseigne toujours une vision dogmatique de l'Islam.
Comme le Spiegel en ligne du 14 mars 2008 le signale, Mme Kaddor est en effet populaire parmi ses étudiants musulmans (dont la majorité sont d’origine turque ou arabe) de l'université de Münster et de l'école publique Glückauf de la ville de Dinslacken-Lohberg près d'Essen en Allemagne de l’Ouest, et ce pour la simple raison, que Der Spiegel n'a pas mentionnée, que Kaddor répète jusqu’à la nausée à ses étudiants que le monde entier a peur de l'Islam parce qu'il a les arguments plus forts et que tôt ou tard le califat musulman, l'empire musulman viendra et régnera partout sur le monde. Réjouissez-vous donc !
Selon le quotidien turc Zaman, Kalisch avait rejeté la dissertation de doctorat de Kaddor parce qu'elle était pleine de plagiats. Kalisch accuse également son assistante d’avoir détourné des montants considérables sur le budget de la recherche.
Un étudiant modéré de Kalisch m'a dit que la majorité de ses condisciples enseignerait une forme dogmatique de l'Islam. Le ministère de l'éducation de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, un État fédéré allemand, avait chargé Kalisch de former les professeurs de religion islamique des écoles, ce dernier lui a donc présenté les grandes lignes d’un programme de cours de religion islamique pour les écoles de Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Les détails n’ont pas été rendus publics.
Ayub Axel Köhler, le Président du Conseil central des musulmans d’Allemagne et certains d'étudiants de Kalisch insistent sur le fait que les professeurs de religion islamique des écoles allemandes doivent enseigner le Coran et la Sunnah tels quels : « C’est la parole d'Allah. »
Wolfgang Borgfeld, qui après sa conversion à l’Islam a changé son nom en Muhammad Siddiq, a fondé au sud de Francfort une association qu'il a baptisée « la Maison de l'Islam ». La « Maison », un ancien hôtel, héberge plusieurs salles de réunions et de conférences et est financée par les Saoudiens et les Koweïtiens. C'est, cependant, en grande partie une école de coranique sans le moindre contrôle des autorités.
Récemment j'ai visité « « la Maison de l'Islam» et M. Siddiq a été ravi de me montrer son école et ses étudiants. J'étais curieux de savoir ce que les étudiants (leurs âges vont de 8 à 18 ans) y apprennent. J'ai demandé à une fille de 16 ans pourquoi elle portait un voile. Elle a répondu qu'elle en était fière parce qu'elle accomplit le commandement d'Allah. J'ai demandé à un étudiant de 15 ans ce que signifie le Jihad. Sa réponse fut : « lutter pour que l'Islam règne. » J'ai encore demandé : « avec des armes aussi ? » « Si besoin est, oui. », a-t-il répondu avec force.
La « Maison » de Siddiq compte environ 60 étudiants. Un tiers d'entre eux sont des convertis. Et ils sont très zélés en matière d'Islam. Uta Rasche a écrit dans le Frankfurter Allgemeine Zeitung du 1er septembre 2004 :
« Le nombre des convertis à l’Islam (en Allemagne) varie entre 13.000 et 60.000, selon les évaluations. En tous cas, ils ne forment qu’une petite partie des plus de 3 millions de musulmans en Allemagne. Mais beaucoup de convertis ont une histoire très spéciale. Ils sont souvent extrêmement attachés à leur religion et ils sont parfois particulièrement dangereux. Ils veulent prouver à eux-mêmes et à leurs nouveaux coreligionnaires qu'ils prennent leur conversion au sérieux et ont donc un fort désir de démontrer leur engagement religieux. »
Rasche indique encore :
« Bien sur, chaque passage dans une école islamique ne produit pas un extrémiste, et naturellement, chaque converti ne devient pas un terroriste. Mais quand les fondamentalistes islamiques cherchent à recruter en Allemagne des personnes qu'ils puissent utiliser, les jeunes convertis s’avèrent être un groupe cible idéal : Ils sont enthousiastes, veulent s’affirmer, ont coupés et rompus tout leurs liens avec le cercle de leurs amis occidentaux au profit de la communauté musulmane. Et il y a des avantages pratiques décisifs : Ils ont un passeport allemand, peuvent voyager sans restrictions en Europe, parlent souvent un bon anglais et n’attirent pas les regards soupçonneux. »
Gudrun Krämer, un professeur spécialiste de l'Islam à l'université de Berlin (FU) a volé au secours du professeur Kalisch pour qui le chef musulman Mahomet « n’avait peut-être jamais existé ». Elle a affirmé qu'elle y avait réfléchi et était parvenue à la même conclusion. Si c'est le cas, pourquoi a-t-elle alors défendu le faux Coran dans la plupart des articles et des livres qu’elle a édités ? Par exemple, elle essaye de justifier la discrimination du Coran contre le témoignage des femmes. Elle argue du fait que dans le Coran le témoignage d'une femme ne vaut que la moitié de celui d'un homme parce que quand les femmes ont leur menstruation elles pensent et se souviennent moins clairement. En outre, elle ajoute, que les femmes étaient illettrées. La vérité est que la grande majorité des hommes étaient aussi illettrés pendant la montée de l'Islam.
En fait, Krämer n'est pas la seule relativiste parmi les experts occidentaux en matière d'Islam. Jusqu'ici, aucun de ces experts n'a eu le courage de critiquer Coran et la Sunnah quand ils prêchent la violence, la haine et la discrimination contre les femmes et les fidèles des autres fois.
George Stauth, un autre relativiste de l'Islam, défend l'Islamisme comme une réaction au colonialisme occidental et au consumérisme moderne. Stauth ajoute que l'Islamisme est un « mouvement de protestation » contre la corruption et le despotisme dans le monde musulman.
C’est peut-être le cas, mais les Islamistes qui, inspirés par le Coran et la Sunnah, incitent à la violence, à la haine et à la discrimination contre les femmes ne sont absolument pas qualifiés pour changer le statu quo.
Si les islamiste réussissaient, ils remplaceraient un mal par un mal pire. Ils rejettent purement et simplement le pluralisme politique et religieux. Ils rejettent complètement les autres.
En tous cas, nous autres musulmans avons le droit de pratiquer notre religion comme les croyants du passé le faisaient. Mais en même temps nous devons supprimer, geler ou remettre dans leur contexte historique tous ces passages du Coran et de la Sunnah dont les commandements vont à l’encontre des droits de l'homme. Les croyants d'autres religions l’ont déjà fait : les chrétiens, les juifs et les autres.
Que le prophète Mahomet ait existé ou pas est insignifiant. L'Islam, par contre est une réalité de notre vie. Mais si nous, musulmans voulons être acceptés par la communauté mondiale, alors nous devons renoncer à la violence, à la haine et à la discrimination envers les femmes. Nous devons accepter les autres religions comme elles nous acceptent.
En arriver là sera long et épineux. Les pacifistes occidentaux et musulmans doivent travailler ensemble à parvenir à ce but. Prêcher le relativisme et avoir peur d’énoncer les vérités désagréables ne fait que renforcer les Islamistes et leur idéologie de destruction. C’est là que le combat contre l'extrémisme et le fanatisme doit commencer.
Le Dr. Sami Alrabaa est professeur de sociologie et spécialiste de la culture Arabo/Musulmane. Avant de s’installer en Allemagne il a enseigné à la Kuwait University, à la King Saud University et à la Michigan State University.
