J'ai trouvé de quoi tu parlais !
Le manisme n'existe pas en langue française ! Je pense donc que tu voulais parler du manichéisme !
Voila ce que j'ai trouvé !
Le manichéisme
Fondé par Manès (215-275 ap. J.-C.), un citoyen de Ctésiphon tout juste devenue la capitale de l'empire sassanide (226-651), le manichéisme est une forme hérétique du zoroastrisme. I1 repose sur un dualisme radical de type gnostique: la Lumière cherche désespérément à se dégager des Ténèbres et de la matière qui l'oppriment. Pour sauver les âmes des Ténèbres, Dieu envoie des prophètes - Bouddha, Zoroastre, Jésus, puis Mani - pour leur montrer le chemin à suivre, chemin austère fait de jeûne, de continence et de repas végétariens. Croyant à la prédestination, le manichéisme influença également le christianisme, avec lequel il se trouvait en concurrence. Mani fut persécuté par les Sassanides.
Au 3ème siècle après JC, donc sous l'empire sassanide (224-642 ap. JC), le prophète Mani enseigne en "Iran" une nouvelle doctrine associant le zoroastrisme, le christianisme et le boudhisme.Né en 216 ap. JC, Mani est élevé en Babylonie (l'Iraq actuel). A 24 ans, après une première révélation de Dieu, il part pour un voyage apostolique qui le conduit à travers toute la Perse jusqu'à la vallée de l'Indus. A son retour, Shâpur Ier l'autorise à prêcher dans tout l'empire. Cependant, le grand prêtre Kartir organise des persécutions générales contre les manichéens et Mani meurt en prison en 277 ap. JC, à l'âge de 61 ans. Contraints à l'exode aux confins de l'empire sassanide, les manichéens émigrent vers l'Egypte et l'Asie centrale.
Source :
http://oloumi.jurispolis.com/zia/iran/zoroast.htm#m
Ca serait donc clairement une hérésie du zoroastrisme !
Concernant ses doctrines j'en ai trouvé un résumé assez bon :
vec Mani ( né en ..216) , nous abordons la seconde période de l'histoire des religions dualistes. Mani, comme l'a très bien montré Simone Pétrement, est au fond un gnostique. C'est dans l'intuition fondamentale commune à toutes les gnoses qu'il faut rechercher la clef de son système. Mais c'est un gnostique qui a des prétentions beaucoup plus grandes que ses précurseurs. Il conserve dans sa doctrine la plupart des idées gnostiques que nous avons résumées dans les pages précédentes, mais il néglige les problèmes particuliers d'exégèse et de christologie pour se consacrer à une tache de plus grande envergure. Il veut fonder la religion universelle. Pour cela, il lui faut réunir dans une doctrine unique les principaux éléments des diverses religions. Au Bouddhisme, il empruntera la théorie de la transmigration des âmes; au Zoroastrisme, le dualisme de la lumière et de l'obscurité; à la religion chrétienne, le rôle imminent attribué à Jésus et la théorie du Paraclet.
La science de Mani se présente sous la forme d'une série de mythes. Nous ne pouvons pas étudier chacun de ces mythes en détail, nous nous contenterons donc de donner un résumé du mythe principal.(96)
Ce mythe se scande selon trois phases:
1) Moment antérieur ou passé (dualité parfaite des deux substances).
2) Moment médiant ou présent ( où se produit et dure le mélange).
3) Moment postérieur (où la division primordiale sera rétablie).
Moment antérieur ou passé
La Lumière et les Ténèbres sont complètement séparées. La Lumière comprend cinq demeures qui rappellent l'ogdoade du Plérôme valentinien. Les ténèbres sont gouvernées par cinq archontes ou démons qui rappellent les Titans du mythe de Dyonisos-Zagreus.
Moment médiant ou présent
Les Ténèbres se sont enfoncées dans la Lumière à la manière d'un poinçon. Pour se défendre, Dieu envoie l'homme primordial et ses cinq fils au-devant des Ténèbres. Ils sont vaincus par les Ténèbres. Des éléments divins deviennent donc ainsi prisonniers de la matière.
Pour faciliter la libération de ces éléments divins, Dieu charge un Démiurge d'organiser la matière, donc de créer le monde. Voyant le danger qu'elle court, les Ténèbres feront en sorte qu'un démon mâle s'unisse à un démon femelle
de manière à ce que la Lumière soit concentrée dans une seule espèce, l'espèce humaine. Pour libérer la Lumière désormais prisonnière du corps des hommes, Dieu envoie le Paraclet, le Christ.
Moment postérieur
La Lumière retournant vers son lieu d'origine, la division; primordiale se rétablit progressivement.
On aura remarqué que, contrairement au Démiurge du mythe de Valentin, le Démiurge de ce mythe n'agit pas par ignorance mais par obéissance, que la création est voulue par Dieu, que le monde est en quelque sorte une machine libérer la Lumière. Mani a remplacé le dualisme des premiers gnostiques - le dualisme transcendantal - par un dualisme métaphysique ou dualisme des principes. Il n'y a plus d'abîme entre Dieu et le monde et il y a lutte entre l'es prit et la matière. Ce n'est plus le monde qui est la cause du mal, mais la matière. Mais qu'est-ce que le monde et qui est-ce que la matière pour Mani? La matière n'est évidemment pas pour lui ce qu'elle est pour Aristote, c'est-à-dire indétermination pure. Elle a au contraire beaucoup de déterminations: elle est gouvernée par cinq archontes, elle est organisée au point de pouvoir engendrer elle-même les espèces animales. Par là, cette matière ressemble beaucoup à ce que les premiers gnostiques appelaient le monde. Par suite, le Démiurge obéissant est beaucoup plus un Sauveur qu'un Créateur au sens propre du terme. Ce qui atténue beaucoup la différence entre le dualisme transcendantal et le dualisme métaphysique.
On n'aurait pas pu comparer ainsi la doctrine des premiers gnostiques à une philosophie comme celle de Hegel. C'est que Mani a durci systématiquement la gnose. Il en a fait un instrument de conquête comme ses prétentions universalisme l'invitaient à le faire et comme le catholicisme orthodoxe lui en avait donné l'exemple. Ses efforts n'ont d'ailleurs pas été tout à fait vains. Malgré toutes les persécutions dont il a été victime, le Manichéisme s'est répandu dans l'univers entier et il a survécu en Occident jusqu'au treizième siècle et en Orient jusqu'à nos jours.
(J.D) Simone Weil et la tradition dualiste, thèse de doctorat, 1965.
Definition du mot gnose :
De façon très générale la Gnose (du grec (du grec γνώσις, Gnôsis : connaissance) désigne un concept philosophico-religieux dans lequel le Salut de l'âme (ou sa libération du monde matériel) passe par une connaissance (expérience ou révélation) directe de la divinité, et donc par une connaissance de soi[1].
Le mot Gnose a notamment été utilisé dans les premiers siècles de notre ère, de façon polémique, par des théologiens chrétiens (en particulier Irénée de Lyon dans sa Dénonciation et réfutation de la gnose au nom menteur (vers 180), pour désigner certains mouvements du christianisme ancien dénoncés comme hérétiques. La découverte en 1945 des manuscrits de la Bibliothèque de Nag Hammadi a fourni des témoignages directs de ces mouvements, dont la vision et l'intérêt ont été renouvelés, et qu'on désigne aujourd'hui par « gnosticisme historique », ou simplement gnosticisme.
À partir du XIXe siècle le mot Gnose et les concepts qu'il recouvre ont été utilisés dans des contextes beaucoup plus larges, en histoire des religions (y compris non-chétienne), en philosophie, mais aussi en littérature ou en politique, ainsi que par les « nouveaux mouvements religieux », ésotériques et New Age.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Gnose
Donc non ce n'est pas la même chose, je vais continuer mes recherches !
Quand la loi et le devoir ne font qu'un dans une religion nul n'est plus vraiment conscient.
Alors on est toujours un peu moins qu'un individu.
Dune II, Frank Herbert