La télévision est un poison pour les enfants
Publié : mer. 5 mai 2010 16:23
La télévision est un poison pour les enfants
Lu dans Présent :
T "Au simple bon sens et aux enquêtes plus anciennes s’ajoute désormais l‘étude publiée dans le numéro de mai de la revue scientifique Archives of Pediatrics and Adolescent Medicine [...]. L’étude s’inscrit d’ailleurs dans une série d’autres articles relatifs à l’impact de facteurs aussi différents que le poids à la naissance, l’abus de drogue ou l’utilisation de certains médicaments par la mère au cours de la grossesse, la croissance au sein d’un vrai foyer, adoptif ou non plutôt que dans une institution collective, le contexte socio-économique pendant la petite enfance sur la santé, la croissance, le comportement et les performances scolaires bien plus tard. [...] L’étude longitudinale a suivi 1 314 enfants sur huit ans. Leurs parents avaient accepté d’indiquer le temps consacré à regarder la télévision par leur progéniture à 29 mois puis à 53 mois, tandis que les enseignants ont évalué les performances scolaires et psychosociales, ainsi que la santé des sujets, jusqu’au terme de l’étude.
« Chaque heure au-delà de la moyenne (qui est de huit heures par semaine au Québec) réduit de 7% l’engagement manifesté par l’enfant en classe », explique Linda S. Pagani, chercheuse à l’Université de Montréal et au centre hospitalier universitaire Sainte-Justine, qui a dirigé l‘étude. Chaque heure hebdomadaire supplémentaire infligée à un tout petit de deux ans et quelques mois se traduit également, à dix ans, par une baisse de 6% de la réussite en maths, une augmentation de 10% du risque de rejet par les camarades de classe (taquineries, agressions et insultes), une diminution de 13% de l’activité physique le week-end et de 9% de l’activité physique générale, une augmentation de 9% de la consommation de boissons gazeuses sucrées et de 10% du grignotage et enfin une hausse de 5 % de l’indice de masse corporelle à dix ans, sans compter un vrai risque pour le développement social et émotionnel. [...]
«C’est entre la naissance et l‘âge de 5 ans qu’interviennent les débuts de réseautage dans le cerveau, très importants pour toutes sortes de processus intellectuels», ajoute Mme Pagani. Or, regarder l‘écran est une «activité intellectuelle passive», ce qu’ignorent les parents qui «prennent la télévision pour un meuble comme un autre»."
Michel Janva
http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog ... l#comments
Lu dans Présent :
T "Au simple bon sens et aux enquêtes plus anciennes s’ajoute désormais l‘étude publiée dans le numéro de mai de la revue scientifique Archives of Pediatrics and Adolescent Medicine [...]. L’étude s’inscrit d’ailleurs dans une série d’autres articles relatifs à l’impact de facteurs aussi différents que le poids à la naissance, l’abus de drogue ou l’utilisation de certains médicaments par la mère au cours de la grossesse, la croissance au sein d’un vrai foyer, adoptif ou non plutôt que dans une institution collective, le contexte socio-économique pendant la petite enfance sur la santé, la croissance, le comportement et les performances scolaires bien plus tard. [...] L’étude longitudinale a suivi 1 314 enfants sur huit ans. Leurs parents avaient accepté d’indiquer le temps consacré à regarder la télévision par leur progéniture à 29 mois puis à 53 mois, tandis que les enseignants ont évalué les performances scolaires et psychosociales, ainsi que la santé des sujets, jusqu’au terme de l’étude.
« Chaque heure au-delà de la moyenne (qui est de huit heures par semaine au Québec) réduit de 7% l’engagement manifesté par l’enfant en classe », explique Linda S. Pagani, chercheuse à l’Université de Montréal et au centre hospitalier universitaire Sainte-Justine, qui a dirigé l‘étude. Chaque heure hebdomadaire supplémentaire infligée à un tout petit de deux ans et quelques mois se traduit également, à dix ans, par une baisse de 6% de la réussite en maths, une augmentation de 10% du risque de rejet par les camarades de classe (taquineries, agressions et insultes), une diminution de 13% de l’activité physique le week-end et de 9% de l’activité physique générale, une augmentation de 9% de la consommation de boissons gazeuses sucrées et de 10% du grignotage et enfin une hausse de 5 % de l’indice de masse corporelle à dix ans, sans compter un vrai risque pour le développement social et émotionnel. [...]
«C’est entre la naissance et l‘âge de 5 ans qu’interviennent les débuts de réseautage dans le cerveau, très importants pour toutes sortes de processus intellectuels», ajoute Mme Pagani. Or, regarder l‘écran est une «activité intellectuelle passive», ce qu’ignorent les parents qui «prennent la télévision pour un meuble comme un autre»."
Michel Janva
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