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Une chaîne tunisienne attaquée

Publié : dim. 9 oct. 2011 15:49
par islamla
Une chaîne tunisienne attaquée par des islamistes pour avoir diffusé Persepolis

Le siège de la télévision privée tunisienne Nessma a été pris d'assaut par près de 300 salafistes, dimanche 9 octobre, en raison de la diffusion, vendredi, du film Persepolis et d'un débat sur l'intégrisme religieux. "Les salafistes, rejoints ensuite par une centaine d'autres personnes, se sont dirigées vers Nessma pour attaquer la chaîne. Les forces de l'ordre sont intervenues et ont dispersé les assaillants", a annoncé le ministère de l'intérieur.

"Après la diffusion de Persepolis il y a eu des appels sur Facebook à brûler Nessma et à tuer les journalistes, a raconté le président de la chaîne, Nebil Karoui. Nous sommes habitués aux menaces mais ce qui est grave c'est que cette fois-ci ils sont passés aux actes. Nessma est la chaîne moderniste du Maghreb, on ne se laissera pas intimider et nous continuerons à diffuser les films qu'on veut. On n'a pas chassé une dictature pour revenir à une autre"

La police protège désormais le siège de la chaîne. Plusieurs journalistes de Nessma ont fait part de leur vive inquiétude, certains craignant que les autres locaux de la chaîne en région soient également ciblés. Cette attaque menée par des intégristes intervient au lendemain de l'invasion par des hommes armés de la faculté de lettre de Sousse, après le refus d'inscription d'une étudiante en niqab.

A 15 JOURS DES ÉLECTIONS

Pour une cadre de la chaîne, citée anonymement par l'AFP, cette attaque doit inciter les Tunisiens à se rendre aux urnes. "J'espère que ce genre d'événement va pousser les citoyens indécis à aller voter le 23 octobre, car le danger (intégriste) est imminent", a-t-elle ajouté. Il s'agira du premier scrutin en Tunisie depuis la chute de Ben Ali le 14 janvier. Les Tunisiens sont appelés à élire une assemblée constituante, un scrutin où les islamistes d'Ennahda sont considérés comme les grands favoris.

Le parti Ennahda s'était publiquement démarqué des salafistes – dont le parti Tahrir n'a pas été légalisé – après l'attaque, fin juillet, d'un cinéma de Tunis qui avait diffusé un film de Nadia El-Fani sur la laïcité. Dimanche, un de ses responsables a condamné cette nouvelle attaque. "On ne peut que condamner ce genre d'incident. Il ne faut pas brouiller les cartes et les gens doivent garder leur calme. Si les gens ont des critiques à faire contre Nessma, ils doivent s'exprimer dans la presse, pas utiliser la violence", a dit Samir Dilou, membre du bureau politique d'Ennahda, qualifiant ces attaques "d'actes isolés". Une manifestation contre l'interdiction du voile intégral chez les femmes à l'université a donné lieu, dimanche, à des affrontements à Tunis entre policiers et manifestants islamistes. Quant à Persepolis, dont c'était la première diffusion en arabe dialectal tunisien, il sera à nouveau à l'antenne de Nessma mardi soir.

Le monde

le film en dialecte tunisienne

http://www.youtube.com/watch?v=qJaV4wJLOS0&feature=share

Re: Une chaîne tunisienne attaquée

Publié : dim. 9 oct. 2011 17:03
par Maried
Pas de liberté aux ennemis de la liberté je suis 100% d'accord
la Tunisie je l'espère ne deviendra pas comme l'Itran ou l'Afghanistan

Re: Une chaîne tunisienne attaquée

Publié : dim. 9 oct. 2011 18:30
par islamla
Aujourd'hui la Tunisie a connu des confrontations graves entre la police et les salafistes depuis ce matin jusqu'à cette heure, ça risque de s'aggraver cette nuit et les jours à venir.

J'espère que la police à mettre l'ordre jusque là, il y a des dizaines d'arrestations.

http://www.youtube.com/watch?v=PNfEvapjeNE&feature=player_embedded

Re: Une chaîne tunisienne attaquée

Publié : dim. 9 oct. 2011 19:04
par yacoub
Bonsoir à tous, bon courage avec ces fous de Mahomerde.
La violence est inscrite dans l'islam.
  • La violence légitime en islam, par le professeur Yadh Ben Achour



    "Naviguant entre la théologie et la politique, le fer coranique deviendra le glaive étatique. Tel est le socle de ces théories de la violence légitime, aussi bien celle de Dieu que celle de l'homme. La violence est un concept théologique et politique central. Les catégories de la raison politique et de la raison théologique sont identiques, puisque l'instauration de l'ordre de l'univers et de celui de la cité provient de la volonté de Dieu. C'est à partir de là que les théologiens ont distingué une violence reprochable, celle de l'homme désinstaurant par sa violence et sa malfaisance l'ordre instauté par Dieu, et une contre-violence irréprochable, celle de Dieu et celle de l'homme, réinstaurant l'ordre que l'homme a désinstauré. Sous ce jour, un devoir de violence s'exerce par les formes juridiques connues de la violence en terre d'islam : le jihâd, la violence pénale et toutes ses catégories(hudud et ta'zir)." pages 91 et 92 de La deuxième Fâtiha, l'islam et la pensée des droits de l'homme paru aux Presses universitaires de France, 2011.

    (Le professeur de droit Yadh Ben Achour, spécialiste des idées politiques en islam, enseigne à l'Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman.Lors de la révolution tunisienne de 2011, il est nommé à la tête d'une commission de réforme des textes et des institutions, chargée de débarrasser le droit tunisien des dispositions du régime déchu de Ben Ali. Cette commission fusionne ensuite avec les révolutionnaires et représentants de partis et d'associations réunis au sein du Conseil pour la protection de la révolution pour devenir la Haute instance pour la réalisation des objectifs de la révolution, de la réforme politique et de la transition démocratique. À sa tête, il met en place les institutions chargées de veiller sur la transition démocratique en Tunisie)

Re: Une chaîne tunisienne attaquée

Publié : dim. 9 oct. 2011 20:44
par nexus
Tout me monde pensait que les révolutions allaient démocratiser les sociétés arabes, et pour l'instant c'est surtout les les courants religieux qui explosent ,espérons que les gens épris de liberté ,les démocrates ,les laïques qui auront le dessus sur ces abrutis fanatisés jusqu'au trognon, sinon la vie de ces peuples surtout des femmes risqueras d'être pire que sous le temps des dictateurs.

Re: Une chaîne tunisienne attaquée

Publié : dim. 9 oct. 2011 21:01
par abdelbouddha
salut les libres penseurs

ça fait longtemps que je ne suis pas passé par ici (je ferraille sur le forum kapitalis)
Persépolis est un film magnifique, je le passais chaque année à tous mes élèves quand je vivais en tunisie, regardez le! c'est un chef d'oeuvre, hélas la tunisie n'est pas à l'abri d'un sénario à l'iranienne
Le monde a les yeux fixés sur la Tunisie, si elle échoue à instaurer une constitution laïque, le printemps arabe n'aura été qu'un printemps de Pragues...
Si elle réussi la Tunisie sera la digne héritière de le révolution française, la nouvelle patrie des droits de l'homme
Amis de la liberté mobilisez, allez voter!

Re: Une chaîne tunisienne attaquée

Publié : dim. 9 oct. 2011 21:34
par islamla
les islamistes insulte les infidèles et les apostats de l'islam

l’hiver islamiste pas le printemps arabe

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Re: Une chaîne tunisienne attaquée

Publié : sam. 15 oct. 2011 08:03
par islamla
Neuf mois après la chute de Ben Ali, une semaine avant l'élection d'une assemblée constituante, la diffusion sur la chaîne de télévision Nessma TV du film d'animation franco-iranien Persepolis n'a pas fini de provoquer des remous en Tunisie et semble cristalliser la montée de la tension entre islamistes et laïcs.

D'abord des manifestations...

Vendredi 14 octobre, au sortir des mosquées, après des prêches largement consacrés à Persepolis auquel les militants religieux et plus largement une partie de l'opinion reprochent d'avoir représenté Dieu, ce qui est proscrit par l'Islam, des milliers de personnes, pour la plupart des hommes arborant une barbe sans équivoque, ont manifesté en différents lieux de la capitale, Tunis, et se sont violemment heurtés à la police.

Dimanche dernier, après la programmation du film de Marjane Satrapi suivi d'un débat sur l'intégrisme religieux, quelque deux cents salafistes, très minoritaires dans le pays, mais de plus en plus visibles, avaient tenté de donner l'assaut au siège de Nessma TV avant d'être dispersés par les forces de l'ordre.

Cinq jours après, malgré les excuses publiques de Nabil Karoui, le président de la chaîne, qui a notamment déclaré "qu'avoir diffusé cette séquence [était] une faute", mais qu'il n'y avait eu aucune "intention de porter atteinte aux valeurs du sacré", une centaine d'individus ont de nouveau sévi, cette fois en attaquant son propre domicile.

... puis une attaque en règle

L'information a d'abord été communiquée lors du journal de la chaîne en question. "Nessma TV dénonce l'attaque de la maison de son PDG, Nabil Karoui, par un groupe d'une centaine d'hommes qui ont jeté des cocktails Molotov" a énoncé la présentatrice du JT, soulignant que la famille de M. Karoui en avait réchappé "in extremis".

Contacté par l'AFP, Sofiane Ben Hmida, l'un des journalistes vedettes de Nessma a indiqué que vers 19h, une vingtaine des agresseurs s'étaient engouffrés dans la maison du patron de la chaîne qui n'était pas chez lui, au contraire de sa femme et de ses enfants.

"La famille a pu sortir par-derrière et est en sécurité", a précisé le journaliste, heureusement, car, a-t-il ajouté, "les assaillants ont saccagé la maison et ont mis le feu".

Egalement joint par l'AFP, le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Hichem Meddeb a confirmé les faits dans leurs grandes lignes. "Une centaine de personnes se sont présentées devant la maison de M. Karoui à La Soukra [dans la banlieue de Tunis]. Ils ont forcé la porte extérieure, cassé des vitres et arraché deux tuyaux de gaz", a-t-il raconté, précisant ne pas savoir si la famille était sur les lieux au moment de l'attaque. "Cinq personnes ont été arrêtées", a conclu le porte-parole du ministère, sans fournir le moindre détail.

Des imams ont poussé au crime ?

Selon la chaîne au coeur de la tourmente, il ne fait aucun doute que les extrémistes religieux sont en cause. A l'antenne, une journaliste de Nessma TV a dénoncé "l'incitation de quelques imams à commettre des crimes à l'encontre des employés de la chaîne". De même, Sofiane Ben Hmida a déclaré à l'AFP que "certains imams se sont comportés comme des militants politiques, c'est cela le double discours qu'on voit à l'oeuvre".

Alors que les Tunisiens sont appelés aux urnes le 23 octobre pour la première fois depuis la révolution dite "de jasmin" et que le parti islamiste Ennahda est donné favori de ce scrutin, les défenseurs des droits de l'Homme, les féministes et dans l'absolu les Tunisiens laïcs sont inquiets et dénoncent le "double discours" de ce mouvement qui d'un côté condamne la violence, et de l'autre, pousserait les salafistes à l'action pour imposer leur vision de la société.

Dans l'après-midi, en rage après la diffusion de Persepolis, quelques milliers de personnes ont ainsi donné de la voix dans le quartier populaire de Mellassine, au Bardo dans la banlieue de Tunis, à Bâb Saadoun, son coeur d'activité et surtout dans le centre-ville.

Le défilé s'est déroulé dans le calme jusqu'aux abords de la Kasbah où siège le gouvernement. Certains brandissant le drapeau du parti salafiste interdit, le noyau dur des manifestants a alors bravé les barrages des policiers, qui les ont refoulés par des tirs de lacrymogènes puis ont donné la charge. Des scènes que la Tunisie n'avait pas connues depuis des semaines…

Seule bonne nouvelle pour le pays dans cette période d'incertitude : l'ambassadeur de l'Union européenne à Tunis, Adrianus Koetsenruijter, a annoncé un soutien à l'économie tunisienne à hauteur de quatre milliards d'euros…

metrofrance

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Re: Une chaîne tunisienne attaquée

Publié : sam. 15 oct. 2011 12:40
par mamath
islamla a écrit : Cinq jours après, malgré les excuses publiques de Nabil Karoui, le président de la chaîne, qui a notamment déclaré "qu'avoir diffusé cette séquence [était] une faute",
salut islamla
si le président de la chaine déclare que représenter Dieu est une faute alors ceci est un aveu de faiblesse , les islamistes sont en train de gagner la guerre psycologique contre les laiques , si l'islamisme l'emporte en Tunisie ce pays est perdu , la seule solution pour vaincre les barbus sera l'affrontement , ça sent le bain de sang.
Faudrait pas qu'on regrette l'époque de ben-ali.

Re: Une chaîne tunisienne attaquée

Publié : sam. 15 oct. 2011 12:53
par nexus
Et dire qu'il en avait qui se gaussaient que les révolutions arabes allaient apporter la démocratie a ces peuples et pour l'instant c'est les intégristes qui tiennent le devant de la scène .

Re: Une chaîne tunisienne attaquée

Publié : sam. 15 oct. 2011 18:44
par islamla
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Dimanche 16 octobre 2011, la Place Pasteur à Tunis connaîtra un rassemblement de jeunes sous le titre "A3ta9ni" (Lâche-moi) qui a pour but de dénoncer la vague de violence que le pays a connu après la diffusion du film Persepolis sur la chaîne Nessma TV, les organisateurs de l'événement veulent par la même occasion dénoncer le danger du retour de la censure qui guette le pays.
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Re: Une chaîne tunisienne attaquée

Publié : sam. 15 oct. 2011 19:06
par nexus
Très belle jeune femme sur la photo ,je préfère voir cela, que celles sapées comme au 7eme siècle et excellente initiative de la part des organisateurs qui veulent préserver la liberté de penser,et dénoncer la censure qui guette le peuple Tunisien.

Re: Une chaîne tunisienne attaquée

Publié : sam. 15 oct. 2011 19:17
par islamla
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Re: Une chaîne tunisienne attaquée

Publié : sam. 15 oct. 2011 19:45
par Lilith
d'accord avec mamath, il faut qu'on arrête de s'excuser face aux extremistes... à un moment, il faut leur dire que s'ils ne sont pas d'accord, c'est pareil!

Re: Une chaîne tunisienne attaquée

Publié : sam. 15 oct. 2011 20:02
par yacoub
Lilith a écrit :d'accord avec mamath, il faut qu'on arrête de s'excuser face aux extremistes... à un moment, il faut leur dire que s'ils ne sont pas d'accord, c'est pareil!
Ce n'est pas le chemin pris par la télé qui a diffusé le film
Face aux intimidations des barbus, le monde civilisé recule même en France.

Il est vrai qu'on les connait.
  • La Tunisie joue sa liberté


    par Caroline Fourest (Chronique "Sans détour")


    Pendant que la France vit ses dernières heures de primaires citoyennes, la Tunisie retient son souffle, en vue d'une "Constituante" cruciale pour son avenir. Pour la première fois, des citoyens vont pouvoir choisir, en toute liberté, ceux qui auront les pleins pouvoirs pour redessiner les institutions et rédiger la première constitution de l'après-Ben Ali.

    Jusqu'ici, la Tunisie a fait un sans-faute pour gérer la transition. Grâce à la maturité d'un peuple qui a su s'auto-limiter, au gouvernement provisoire qui a su tenir le gouvernail, et à quelques figures de sagesse exemplaires comme Yadh Ben Achour. Son comité de juristes a fait voter une loi électorale et a su tenir les deux bouts d'une instance où siège une myriade d'organisations allant des communistes aux islamistes.

    Ce parcours de l'après-révolution doit être salué. Il est admirable. Les Tunisiens peuvent être non seulement fiers de leur révolution mais aussi du chemin parcouru depuis. Ils ont tous les atouts pour réussir l'après. Un petit pays, plutôt éduqué, plutôt sécularisé, et une économie prometteuse, qui ne repose pas sur l'exploitation d'hydrocarbures mais sur l'ouverture : le tourisme. On aimerait croire que cela suffira. Mais voilà que se profile le plus difficile. Dans cette démocratie balbutiante, les Tunisiens doivent choisir les rédacteurs de leur avenir parmi cent listes où surnagent cinq grands partis, dont le parti islamiste Ennahda, sans doute le plus connu. Le délai a été court pour rattraper ces écarts de notoriété.

    Les premières enquêtes situent les islamistes entre 20 % et 30 %. Mais le danger réside moins dans le score d'Ennahda que dans le manque de lucidité des politiques qui lui font face. A l'exception du tout nouveau parti Doustourna de Jawhar Ben Mbarek (jeune, juriste et laïque), tous semblent avoir renoncé à mener une bataille sémantique capitale : éviter que l'islam apparaisse comme la religion de l'Etat tunisien.

    Ce sera l'obsession inavouée des élus d'Ennahda, souvent avocats et maîtres dans l'art du double discours. "Démocrates" quand ça les arrange mais à l'affût pour poser, ici ou là, des formulations "théocrates" dans la Constitution. Avant même d'entamer les négociations, ils sont parvenus à assimiler la "laïcité" à une forme d'athéisme, voire à de la colonisation occidentale. Qu'en sera-t-il pendant et après ?

    Selon un scénario bien rodé et bien connu, Ennahda se présente déjà comme un "juste milieu" comparé aux excès salafistes qui se déchaînent. Après avoir attaqué des maisons closes et le film de Nadia El Fani, Laïcité Inch' Allah, les voilà qui s'en prennent à la chaîne de télévision privée Nessma... pour avoir diffusé le très beau film de Marjane Satrapi, Persepolis, qui raconte la prise de pouvoir des intégristes en Iran et représente Dieu dans une scène. Le directeur de la chaîne, Nebil Karoui, a commencé par tenir bon, avant de commettre une volte-face spectaculaire. Allant jusqu'à présenter ses excuses pour avoir porté atteinte au "sacré". Cette capitulation en rase campagne envoie un signal terrible. L'intimidation paie, et rien ne lui résiste. A moins d'un sursaut, laïque et déterminé, la liberté d'expression - si chèrement acquise - est en sursis en Tunisie.

    Essayiste et journaliste, rédactrice en chef de la revue "ProChoix", elle est l'auteure notamment de "La Dernière Utopie" (Grasset 2009) et de "Marine Le Pen" avec Fiammetta Venner (Grasset, 400 p., 20 €).