Nombre de jeunes auteurs algériens d'expression arabophone s'imaginent progressistes, subversifs, mais leurs écrits demeurent pudiques, conformistes, loin de remettre en cause les différents codes sociaux et politiques qui régissent la société dans laquelle ils vivent. Ils se croient investis de la mission de changer le monde, alors qu'ils savent qu'ils ne sont plus capables de le protéger de sa défection.
Certains d'entre eux sont terrassés par des sentiments de paranoïa et de frustration. Profonde. D'autres sont manipulés, et une partie de la future intelligentsia du pays reste soumise à l'auto-censure.
Å quoi pense un jeune auteur algérien arabophone avant de commencer à écrire? Généralement au texte, mais aussi à la façon avec laquelle serait-il reçu par un lecteur inconnu. Principalement, le lecteur algérien. Local. Issu de l'école algérienne où on enseigne la « charïa » jusqu'au bac. Une école où la « philo » est prise comme une matière secondaire. Tout au long du processus de l'écriture, au fur et à mesure, de nouveaux éléments émergent, et le texte intégral change, inconsciemment, de force et d'originalité. L'islam sunnite est l'une des lignes rouges. Le vrai tabou.
Un jeune auteur algérien a peur de choquer « l'autre » ou de mettre en question le discours islamique. Il se permet de critiquer d'autres religions, notamment le judaïsme et le christianisme, mais jamais l'islam. Pour lui, la biographie de Jésus ou celle du Dalaï-Lama sont discutables, et reprochables, mais celle de Mohammed est sacrée. Démystifier les différents courants de pensées non-musulmanes s'inscrit dans sa propre définition de « liberté de pensée ». Après la religion, c'est la politique. La majorité d'entre eux semblent moins engagés, ou plutôt naïvement engagés. Souvent, on tombe sur des romans où l'action des personnages semble dissociée de leur vécu quotidien, et le lecteur ne sait pas dans quelle période historique ils vivent. Le jeune auteur algérien a peur. Il a peur de réfléchir son présent. Il a peur de décortiquer le chaos qui nous entoure.
Arrive finalement le sexe, c'est la dernière ligne rouge. Le sexe au sens propre du mot. Aborder la sexualité des personnages devient rare. Dans certains romans, on ne sait pas si les personnages sont hétéros ou bien homos. Au moment d'écrire ces lignes, je pensais au roman Baise-moi de Virginie Despentes. Un roman dont le titre ne laisse personne indifférent. J'imaginais un roman algérien, d'expression arabophone, avec un titre pareil. Cru. Ecrit avec notre dialecte algérien. Reflétant une grande partie de la société où les relations extraconjugales se propagent dans les petits villages lointains.
Que veut nous dire un jeune auteur algérien, d'expression arabophone? Qu'il vit dans le réel, et ne raconte que l'irréel? Oui, peut-être. Généralement, on raconte le monde que l'on imagine, et pas celui que l'on affronte tous les jours. Pour de nombreux jeunes auteurs algériens, d'expression arabophone, mieux vaut donner des leçons de morale que discuter de son quotidien absurde. Il faut avouer que le roman algérien arabophone se trouve aujourd'hui face à un seuil critique. Dépassé par l'actualité, et vidé de son contenu esthético-littéraire.
http://www.huffingtonpost.fr/said-khati ... ref=france
"Baise-moi" en algérien
- Papayou
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"Baise-moi" en algérien
et si Dieu était un sous-chef et qu'il n'ait rien dit à son patron ? Gustave Parking
la liberté de culte c'est le droit qu'a chacun de prendre des décisions pour lui-même mais ça ne lui donne pas le droit d'utiliser son dogme pour contrôler les autres. Barry Lynn
Offended you are ? A shit I don't give !
tu as peur de notre savoir avoue le. Titine. 2013
la liberté de culte c'est le droit qu'a chacun de prendre des décisions pour lui-même mais ça ne lui donne pas le droit d'utiliser son dogme pour contrôler les autres. Barry Lynn
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Re: "Baise-moi" en algérien
Je suis déçu, le titre me faisait s'attendre à une Virginie Despentes algérienne féministe et nymphomane.
Un peuple qui élit des corrompus, des renégats, des imposteurs, des voleurs et des traîtres n'est pas victime ! Il est complice.
George Orwell.
George Orwell.
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Lilith
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Re: "Baise-moi" en algérien
salut Papayou,
je me souviens avoir lu le bouquin d'une auteure d'origine palestinienne qui vit aux USA. elle a décrit une scène d'amour entre 2 des personnages du livre. c'était assez cru, sans être pornographique à la Despentes.
en revanche, le "vrai" subversif se trouve dans la musique, et plus particulièrement dans le metal arabe, marginal et anti musulman au possible.
le sexe est tabou d'une autre façon dans l'islam et il n'est restrictif qu'envers les femmes. et puis, Virginie Despentes, est loin d'être une référence dans la littérature.
je me souviens avoir lu le bouquin d'une auteure d'origine palestinienne qui vit aux USA. elle a décrit une scène d'amour entre 2 des personnages du livre. c'était assez cru, sans être pornographique à la Despentes.
en revanche, le "vrai" subversif se trouve dans la musique, et plus particulièrement dans le metal arabe, marginal et anti musulman au possible.
le sexe est tabou d'une autre façon dans l'islam et il n'est restrictif qu'envers les femmes. et puis, Virginie Despentes, est loin d'être une référence dans la littérature.