Bonjour d'une ex-musulmane
Publié : dim. 2 févr. 2014 20:16
Bonjour à tous,
Je n'ai jamais été douée pour les présentations mais faut bien que je me lance... Je m'excuse d'avance si je suis trop longue et j'espère que je ne vous embête pas trop avec mon histoire. Soyez indulgent, j'ai vécu toute ma vie dans un pays musulman et je n'ai pas beaucoup d'occasions de partager mes convictions religieuses sans risquer d'être lapidée sur la place publique (bon, j'exagère un peu, mais l'apostasie est bel et bien un délit dans mon pays).
Dur dur d'être une jeune femme athée dans un pays musulman. Entre l'obligation de faire profil bas pour ne pas se faire remarquer, la nécessité de modérer ses propos afin de ne pas choquer les autres ou encore celle de se sentir obligée de ponctuer ses phrases par des Inchallah et des Hamdoulillah pour maintenir la façade publique, on est vite pris dans le cycle de l'hypocrisie sociale.
J'ai quitté l'islam il y a un an maintenant, après huit années de haut et de bas avec Allah et d'autres déboires spirituels que je vous passerai pour le moment. La décision n'a pas été facile - je doute d'ailleurs que l'apostasie l'ait jamais été. Renier l'islam dans une société musulmane revient à remettre en question des croyances vieilles de plusieurs siècles, des croyances si solidement ancrées dans les mentalités qu'elles se confondent avec l'identité collective. Dans mon cas, la décision de quitter l'islam s'est faite au terme d'une gestation longue et ô combien douloureuse et au prix de ruptures aussi brutales qu'inattendues.
J'ai pris beaucoup de détours dans ma quête spirituelle, et aujourd'hui je ne prétends pas avoir atteint une quelconque certitude, à part celle que la religion musulmane est en contradiction avec les valeurs auxquelles je crois, valeurs qui, à mon sens, constituent l'essence même de toute humanité qui se respecte. A ce stade, je ne me définit même pas comme une personne athée, tout ce que je sais c'est que je ne suis pas musulmane.
Je me suis inscrite sur ce forum car la solitude et le vide spirituel commencent sérieusement à me peser. La recherche de la vérité passe nécessairement par l'ouverture sur l'autre et la répression mentale et intellectuelle ne peut en aucun cas constituer un climat propice à la réflexion. Merci à ceux qui ont pris la peine de me lire ainsi qu'à l'ensemble des forumeurs d'Islamla qui ont su me rappeler que je n'étais pas seule dans mes périodes les plus noires - vous faites plus de bien que vous ne croyez.
Je n'ai jamais été douée pour les présentations mais faut bien que je me lance... Je m'excuse d'avance si je suis trop longue et j'espère que je ne vous embête pas trop avec mon histoire. Soyez indulgent, j'ai vécu toute ma vie dans un pays musulman et je n'ai pas beaucoup d'occasions de partager mes convictions religieuses sans risquer d'être lapidée sur la place publique (bon, j'exagère un peu, mais l'apostasie est bel et bien un délit dans mon pays).
Dur dur d'être une jeune femme athée dans un pays musulman. Entre l'obligation de faire profil bas pour ne pas se faire remarquer, la nécessité de modérer ses propos afin de ne pas choquer les autres ou encore celle de se sentir obligée de ponctuer ses phrases par des Inchallah et des Hamdoulillah pour maintenir la façade publique, on est vite pris dans le cycle de l'hypocrisie sociale.
J'ai quitté l'islam il y a un an maintenant, après huit années de haut et de bas avec Allah et d'autres déboires spirituels que je vous passerai pour le moment. La décision n'a pas été facile - je doute d'ailleurs que l'apostasie l'ait jamais été. Renier l'islam dans une société musulmane revient à remettre en question des croyances vieilles de plusieurs siècles, des croyances si solidement ancrées dans les mentalités qu'elles se confondent avec l'identité collective. Dans mon cas, la décision de quitter l'islam s'est faite au terme d'une gestation longue et ô combien douloureuse et au prix de ruptures aussi brutales qu'inattendues.
J'ai pris beaucoup de détours dans ma quête spirituelle, et aujourd'hui je ne prétends pas avoir atteint une quelconque certitude, à part celle que la religion musulmane est en contradiction avec les valeurs auxquelles je crois, valeurs qui, à mon sens, constituent l'essence même de toute humanité qui se respecte. A ce stade, je ne me définit même pas comme une personne athée, tout ce que je sais c'est que je ne suis pas musulmane.
Je me suis inscrite sur ce forum car la solitude et le vide spirituel commencent sérieusement à me peser. La recherche de la vérité passe nécessairement par l'ouverture sur l'autre et la répression mentale et intellectuelle ne peut en aucun cas constituer un climat propice à la réflexion. Merci à ceux qui ont pris la peine de me lire ainsi qu'à l'ensemble des forumeurs d'Islamla qui ont su me rappeler que je n'étais pas seule dans mes périodes les plus noires - vous faites plus de bien que vous ne croyez.
