
La haine, tout le monde sait ce que ça veut dire. C'est un sentiment entraînant une aversion profonde, une répulsion éprouvée par quelqu'un à l'égard d'autrui ou de quelque chose.
Qu'est-ce que l'amour ?
La définition académique selon le Petit Larousse est celle-ci :
« Sentiment entraînant un mouvement de dévotion qui porte un être vers une divinité, vers une entité idéalisée ; adhésion à une idée, à un idéal. »
L'amour serait un acte de dévotion, c'est à dire que la personne aimante vénèrerait une personne, une entité ou une chose. Vénérer voulant dire respecter profondément jusqu'à faire preuve d'abnégation, c'est à dire l'oubli de soi pour ne penser, agir ou réagir que pour autrui ou la cause.
Je comprends qu'il est plus facile de haïr que d'aimer car haïr est tout le contraire. C'est à dire, ne penser qu'à soi avec toutes les conséquences que cela engendre : communautarisme, colonisation, impérialisme, spoliation, destruction de l'autre etc... C'est le monde dans lequel nous vivons. La haine dirige notre monde.
Comment peut-on aimer dans un monde de haine et pourquoi ?
Les religions tentent de répondre à cette question mais dans quel but ?
Karl Marx disait que les religions sont l'opium des peuples. Comme les drogues, les religions nous déconnectent de notre réalité, ce qui permet au pouvoir de manipuler les masses en les divisant pour mieux régner.
Les religions brandissent l'étendard de l'amour, pour ceux qui y croient, pour oublier sa condition au profit d'autre chose. En l'occurence, au bénéfice de ceux qui détiennent le pouvoir religieux et qui dictent les dogmes et les doctrines.
Je crois en Dieu, Jésus est mon sauveur, mon guide spirituel. Aimez-vous les uns les autres, faites la paix, pas la guerre, voilà son message.
C'est mon droit de croire en ce message, ma liberté, mon espoir.
L'espoir que l'humanité se pardonne et se libère de sa haine et se consacre à son bien être intégral et non au bien être exclusif du plus fort. Ne sommes-nous que des animaux munis d'instincts exacerbés de survie quitte à être le dernier survivant et mourir en vainqueur dans un monde dévasté et dépeuplé ? N'éprouvons-nous aucune compassion ni sentiment devant la souffrance d'autrui ?
Ai-je besoin d'un prêtre, d'un imam ou d'un rabbin pour aimer ? Ai-je besoin d'une église, d'une synagogue ou d'une mosquée pour donner un sens à ma vie ?
Qu'est-ce qu'un prêtre, un imam ou un rabbin si ce n'est le représentant d'un dogme ? Qu'est-ce qu'une église, une synagogue ou une mosquée si ce n'est un lieu de soumission à ce dogme ?
Je crois en Dieu car ça m'arrange. Cela justifie mon existence et m'évite de me sentir inutile. Je crois que ma vie n'est pas dûe au hasard mais à une volonté, celle de mes parents évidemment mais aussi celle qui coule dans mes veines comme la sève d'un arbre. Ne pas croire en cette volonté (je l'appelle Dieu, vous pouvez la nommer comme vous voulez) c'est accepter que le monde qui nous entoure, dans lequel nous vivons ne sert à rien. Si ce monde ne sert à rien, pourquoi existe-t-il ?
Sommes-nous virtuels ? Si oui, qui a créé cet univers et pourquoi ?[/img]
La suite de l'article de Bartneski sur Agoravox : http://www.agoravox.fr/tribune-libre/ar ... our-154730






