
LE DRAP BLANC
J’aperçois une cabine rouge en périphérie de mon champ de vision. Je tourne la tête mécaniquement. Depuis quand suis-je là ?
La cabine est plantée au centre de ce qui ressemble étrangement à une piste de cirque. Elle est ceinte d’un rideau épais de brume masquant les gradins, une brume extatique et calme. Comme un animal empaillé d’un peu de vapeur d’eau.
C’est une vieille cabine téléphonique anglaise typique. Une sonnerie transperce la douceur du brouillard et tout à coup un drap blanc tombe d’un mouvement vertical absurde dans son absence de flottement, recouvrant silencieusement la cabine téléphonique.
Est-ce un tour de magie ? Suis-je dans les tribunes, dois-je applaudir ?
La structure de métal disparaît.
Sous le drap, un corps. Je ne vois plus rien soudain. Le monde disparaît. Tout devient désormais étranger à mes sens.
La suite de la nouvelle de Fabien Muller sur Je deviens écrivain : http://www.jedeviensecrivain.com/les-no ... ire&n=1727
Son blog : http://jeanfabienauteur.wordpress.com/t ... en-muller/


