Publié : mar. 17 oct. 2006 18:43
meteo > Je t'avoue que je reste un peu sur ma faim.
Je m'explique :
Quand tu dis : " Puis avec le temps, on reconnait de plus en plus que la Bible contient des erreurs, et qu'elle n'est pas la parole de Dieu, qu'on s'est fait roulé. Petit à petit la peur de l'enfer s'estompe, et il est possible de réfléchir à ces choses de manière plus honnête, plus neutre "
Je n'arrive pas à saisir la relation de cause à effet entre le fait d'avoir le sentiment de s'être "fait roulé" et le fait que "la peur de l'enfer" s'estompe.
En effet, si je me met à ta place, je pourrais avoir eu le raisonnement suivant : "la bible contient des erreurs, donc, elle n'est pas la parole de dieu, mais dieu existe quand même et sa parole doit se trouver dans un autre livre religieux. Donc, je dois chercher ailleurs la parole de dieu, dans le coran par exemple. Mais le coran lui aussi contient des erreurs, donc, ce livre n'est pas non plus la parole de dieu. Je dois donc encore aller chercher ailleurs. Finalement, je trouve des erreurs et des contradictions dans tous les livres religieux. Donc la parole de dieu n'est pas dans un livre."
On voit par ce raisonnement que je ne doute à aucun moment de l'existence d'un dieu, et que je ne remet pas en compte l'existence d'une morale divine, présente dans toutes les religions, avec ses corollaires que sont l'enfer et le paradis.
Ce qui m'intéresse plus, se serait de savoir quelles sont la ou les causes qui font que "la peur de l'enfer" puisse s'estomper puis disparaître, et je reste intimement persuadé que ce n'est pas dans la découverte d'erreurs dans un livre religieux que l'on peut perdre sa foi en une morale divine. La découverte d'erreurs dans les livres religieux ne peut être, à mon avis, qu'une conséquence de l'abandon d'une perception du monde. Et quand on abandonne une perception, la nature (et ici l'esprit) détestant le vide, on est forcé d'avoir une autre conception qui remplace lentement ou brutalement la précédente. Sinon, c'est le suicide, car le monde a forcement du sens, si l'on décide que le suicide n'est pas une solution.
Souvent, on entend dire que des gens en prison deviennent de fervents croyants. En effet, la prison les confine dans un lieu difficile, où leurs perceptions du monde sont obligatoirement modifiées (de part la perte de la liberté, souvent aussi la perte de l'autonomie et de la responsabilité (bien que ce soit un autre sujet)). En faisant cette remarque, je veux juste souligner le fait qu'il n'est pas rare qu'une modification de l'environnement ait une conséquence directe sur la conception du monde. Par déduction, et surtout par extrapolation, je me dis qu'il me semble difficile que l'on puisse abandonner une conception du monde au profit d'une autre, par la simple analyse froide et rationnelle de nos positions sémantiques personnelles. A mon avis, seul un choc émotionnel ou physique, une rupture du quotidien, un changement dans l'environnement, peuvent être à la base d'une refonte des points de vues intimes. Voilà en gros pourquoi ton explication me laisse sur ma faim. Cela dit, merci pour ces explications : cette classification que tu as faites des différentes contradictions présentes dans les livres religieux est claire et bien détaillée.
Je m'explique :
Quand tu dis : " Puis avec le temps, on reconnait de plus en plus que la Bible contient des erreurs, et qu'elle n'est pas la parole de Dieu, qu'on s'est fait roulé. Petit à petit la peur de l'enfer s'estompe, et il est possible de réfléchir à ces choses de manière plus honnête, plus neutre "
Je n'arrive pas à saisir la relation de cause à effet entre le fait d'avoir le sentiment de s'être "fait roulé" et le fait que "la peur de l'enfer" s'estompe.
En effet, si je me met à ta place, je pourrais avoir eu le raisonnement suivant : "la bible contient des erreurs, donc, elle n'est pas la parole de dieu, mais dieu existe quand même et sa parole doit se trouver dans un autre livre religieux. Donc, je dois chercher ailleurs la parole de dieu, dans le coran par exemple. Mais le coran lui aussi contient des erreurs, donc, ce livre n'est pas non plus la parole de dieu. Je dois donc encore aller chercher ailleurs. Finalement, je trouve des erreurs et des contradictions dans tous les livres religieux. Donc la parole de dieu n'est pas dans un livre."
On voit par ce raisonnement que je ne doute à aucun moment de l'existence d'un dieu, et que je ne remet pas en compte l'existence d'une morale divine, présente dans toutes les religions, avec ses corollaires que sont l'enfer et le paradis.
Ce qui m'intéresse plus, se serait de savoir quelles sont la ou les causes qui font que "la peur de l'enfer" puisse s'estomper puis disparaître, et je reste intimement persuadé que ce n'est pas dans la découverte d'erreurs dans un livre religieux que l'on peut perdre sa foi en une morale divine. La découverte d'erreurs dans les livres religieux ne peut être, à mon avis, qu'une conséquence de l'abandon d'une perception du monde. Et quand on abandonne une perception, la nature (et ici l'esprit) détestant le vide, on est forcé d'avoir une autre conception qui remplace lentement ou brutalement la précédente. Sinon, c'est le suicide, car le monde a forcement du sens, si l'on décide que le suicide n'est pas une solution.
Souvent, on entend dire que des gens en prison deviennent de fervents croyants. En effet, la prison les confine dans un lieu difficile, où leurs perceptions du monde sont obligatoirement modifiées (de part la perte de la liberté, souvent aussi la perte de l'autonomie et de la responsabilité (bien que ce soit un autre sujet)). En faisant cette remarque, je veux juste souligner le fait qu'il n'est pas rare qu'une modification de l'environnement ait une conséquence directe sur la conception du monde. Par déduction, et surtout par extrapolation, je me dis qu'il me semble difficile que l'on puisse abandonner une conception du monde au profit d'une autre, par la simple analyse froide et rationnelle de nos positions sémantiques personnelles. A mon avis, seul un choc émotionnel ou physique, une rupture du quotidien, un changement dans l'environnement, peuvent être à la base d'une refonte des points de vues intimes. Voilà en gros pourquoi ton explication me laisse sur ma faim. Cela dit, merci pour ces explications : cette classification que tu as faites des différentes contradictions présentes dans les livres religieux est claire et bien détaillée.