Interpellation légitime des candidats à la présidentielle
Publié : jeu. 14 sept. 2006 13:44
Jusqu’à présent, la construction européenne a été inscrite dans un cadre ayant pour cœur essentiel le domaine économique. Ainsi, l'Union Européenne s’en trouve avant tout être l’instrument de développement et de pérennisation d’un marché où la libre activité reste surtout celle des capitaux et des investisseurs.
Les partisans du Traité établissant une Constitution pour l’Europe, TCE, souhaiteraient une encore bien plus profonde libéralisation de ce marché par le biais de la dérégulation économique. Celle-ci, assurée par la concurrence libre et non faussée, y serait sacralisée bien loin devant l'intervention politique : Cette dérégulation libérale serait constitutionnalisée par le TCE.
Mais ! Pourquoi encore évoquer le TCE ? Sa ratification ne fut elle pas démocratiquement rejetée ?
Oui. Cela fut le cas. Mais les légitimes conclusions politiques du rejet du TCE n’ont jamais été reconnues par les principaux partisans de ce texte. Au contraire, ces derniers ambitionnent encore, au mépris du résultat des urnes, de mettre en œuvre les mêmes choix pour la construction européenne que ceux projetés dans le TCE. Bien entendu, d’ici le passage des élections de 2007, le sujet doit ne pas être évoqué …
Voici pourquoi j’évoque encore le TCE.
Le TCE n'a rien d'un "simple cadre minimum" qui assurerait une construction neutre de l’Europe.
Il s'agit d'un texte volumineux et précis très loin de pouvoir se résumer en une série de simplifications du fonctionnement des institutions européennes associée à un transfert de compétences des états vers l'Union Européenne. Au contraire, la ratification de TCE aurait constitutionnalisé la version libérale du capitalisme ainsi que les politiques assurant son application. Dans ce cadre, aucune alternative politique au libéralisme n'eut été possible.
Il importe que les citoyens défendent leur choix légitime, en s'exprimant, en votant et en agissant. De cette manière, la prévalence du politique sur l’économique, issue de l'expression populaire, peut réorienter la construction européenne.
La monnaie unique constitue un autre exemple de la prévalence de l’économique sur le politique, dans les choix d’orientation de l’Europe. Celle-ci reste un instrument économique. Sa gestion, assurée par la banque centrale européenne, BCE, s'effectue indépendamment des prérogatives politiques des élus. Les institutions européennes, telles que celles-ci se trouvent construites, prévoient en effet l'indépendance de la BCE. C'est l'un des aspects du libéralisme.
L'euro demeure ainsi au service du fonctionnement du marché ouvert et dérégulé européen.
L'euro est économique bien avant d'être politique.
Il y a en outre d'autant moins de régulations démocratiques et de subventions à des projets de société, que le libéralisme économique se trouve davantage mis en oeuvre. Cela est d'ailleurs le principe même du libéralisme économique.
De façon générale, le projet capitaliste et particulièrement son renforcement libéral, exigent de réduire les pouvoirs régaliens de la démocratie et donc l’importance du domaine politique loin derrière les affaires économiques.
Actuellement, se détermine qui seront les candidats à l’élection présidentielle française de 2007.
C’est l’occasion d’interpeller les prétendants.
Chacun peut exiger d’eux qu’ils s’expriment publiquement pour préciser leurs positions quant au TCE. Tous doivent préciser s’ils reconnaissent ou non le rejet de la ratification du TCE et s’ils possèdent ou non l’intention de respecter ce résultat démocratique.
Cela s’avère extrêmement important.
Si, par exemple, certains souhaitent faire revoter car ils pensent que l’on a mal voté, les électeurs ont le droit de la savoir.
J’appelle ainsi tous à discuter, rédiger, interpeller en ce sens. La démocratie vivante demande vos actions politiques.
Les partisans du Traité établissant une Constitution pour l’Europe, TCE, souhaiteraient une encore bien plus profonde libéralisation de ce marché par le biais de la dérégulation économique. Celle-ci, assurée par la concurrence libre et non faussée, y serait sacralisée bien loin devant l'intervention politique : Cette dérégulation libérale serait constitutionnalisée par le TCE.
Mais ! Pourquoi encore évoquer le TCE ? Sa ratification ne fut elle pas démocratiquement rejetée ?
Oui. Cela fut le cas. Mais les légitimes conclusions politiques du rejet du TCE n’ont jamais été reconnues par les principaux partisans de ce texte. Au contraire, ces derniers ambitionnent encore, au mépris du résultat des urnes, de mettre en œuvre les mêmes choix pour la construction européenne que ceux projetés dans le TCE. Bien entendu, d’ici le passage des élections de 2007, le sujet doit ne pas être évoqué …
Voici pourquoi j’évoque encore le TCE.
Le TCE n'a rien d'un "simple cadre minimum" qui assurerait une construction neutre de l’Europe.
Il s'agit d'un texte volumineux et précis très loin de pouvoir se résumer en une série de simplifications du fonctionnement des institutions européennes associée à un transfert de compétences des états vers l'Union Européenne. Au contraire, la ratification de TCE aurait constitutionnalisé la version libérale du capitalisme ainsi que les politiques assurant son application. Dans ce cadre, aucune alternative politique au libéralisme n'eut été possible.
Il importe que les citoyens défendent leur choix légitime, en s'exprimant, en votant et en agissant. De cette manière, la prévalence du politique sur l’économique, issue de l'expression populaire, peut réorienter la construction européenne.
La monnaie unique constitue un autre exemple de la prévalence de l’économique sur le politique, dans les choix d’orientation de l’Europe. Celle-ci reste un instrument économique. Sa gestion, assurée par la banque centrale européenne, BCE, s'effectue indépendamment des prérogatives politiques des élus. Les institutions européennes, telles que celles-ci se trouvent construites, prévoient en effet l'indépendance de la BCE. C'est l'un des aspects du libéralisme.
L'euro demeure ainsi au service du fonctionnement du marché ouvert et dérégulé européen.
L'euro est économique bien avant d'être politique.
Il y a en outre d'autant moins de régulations démocratiques et de subventions à des projets de société, que le libéralisme économique se trouve davantage mis en oeuvre. Cela est d'ailleurs le principe même du libéralisme économique.
De façon générale, le projet capitaliste et particulièrement son renforcement libéral, exigent de réduire les pouvoirs régaliens de la démocratie et donc l’importance du domaine politique loin derrière les affaires économiques.
Actuellement, se détermine qui seront les candidats à l’élection présidentielle française de 2007.
C’est l’occasion d’interpeller les prétendants.
Chacun peut exiger d’eux qu’ils s’expriment publiquement pour préciser leurs positions quant au TCE. Tous doivent préciser s’ils reconnaissent ou non le rejet de la ratification du TCE et s’ils possèdent ou non l’intention de respecter ce résultat démocratique.
Cela s’avère extrêmement important.
Si, par exemple, certains souhaitent faire revoter car ils pensent que l’on a mal voté, les électeurs ont le droit de la savoir.
J’appelle ainsi tous à discuter, rédiger, interpeller en ce sens. La démocratie vivante demande vos actions politiques.

